C’est une application pour faire des rencontres… amicales. Via des organisations d’événements en tout genre, Yepngo connaît depuis 2019 un franc succès. L’application réunit plus de 25 000 utilisateurs dans la région de Montpellier.
« Est-ce qu’on est prêts côté rouge ? Côté bleu ? », lance l’arbitre à pleins poumons. « 3, 2, 1, c’est parti ! »
Dans cette partie de paintball, c’est cinq combattants rouges contre cinq bleus : jusque-là, rien de plus classique. Mais ce qui l’est moins, c’est que ses joueurs ne se connaissaient pas il y a encore quelques heures.
Cette partie de paintball a tout de classique, sauf que ses joueurs ne se connaissent pas. • © FTV
Ils se sont donné rendez-vous via Yepngo, une application de rencontre… amicale.
Chez les rouges, c’est réunion stratégique avant de passer à l’offensive. « Il faut les encercler, comme ça ils n’ont plus d’option », avise l’un. « On arrive par chaque côté pour les bloquer, puis on avance progressivement », conseille l’autre.
Réunion stratégique entre joueurs rouges. • © FTV
Cette communication dans le jeu permet aux tout nouveaux amis d’apprendre à se connaître. « On joue en équipe, ça crée une dynamique et ça crée des liens », décrit Christophe Baulo, ambassadeur de Yepngo.
Mais les usagers de cette application, aussi appelés yeppeurs, ne font pas que du paintball. Yepngo propose tout type de sortie, pour tous les âges et tous les profils.
« On rencontre de nouvelles personnes, pas forcément des gens qu’on croiserait dans la vie », se réjouit David Delgado, inscrit depuis peu.
C’est aussi pratique pour des gens qui débarquent dans la région et ont envie de rencontrer de nouvelles personnes.
David Delgado
Les enfants sont aussi les bienvenus.
Lancée en 2019, Yepngo comptabilise aujourd’hui 25 000 utilisateurs dans le secteur de Montpellier.
L’application Yepngo a été lancée en 2019. • © Yepngo
Une communauté fidèle que Pierre Vila, cofondateur montpelliérain, veut avant tout préserver. « On n’est pas sur cette idée de rentabliliser la misère sociale. On a un abonnement pour les gens qui veulent donner, mais il n’y a quasiment aucun bénéfice. »
La plateforme est pour l’instant présente à Montpellier et Nice, mais elle pourrait se développer à terme sur tout le territoire.
Écrit avec Thomas Cardoze.
