Kinésithérapeute des Béziers Angels, Guillaume Peyre accompagne les Bleues aux championnats du Monde de volley-ball. Entretien.
Vous accompagnez la sélection tricolore depuis maintenant plusieurs années. Qu’est-ce que cela représente à vos yeux ?
C’est avant tout une formidable aventure humaine et professionnelle. Représenter la France dans un championnat du Monde, juste après les JO de Paris, c’est une immense fierté et un vrai défi. Pour moi, c’est même un privilège de faire partie du staff, d’accompagner les joueuses au quotidien et de partager tous ces moments intenses avec elles.
Vous aviez d’ailleurs déjà travaillé avec plusieurs d’entre elles, à l’image de l’ancienne Biterroise Héléna Cazaute ou de la native de Montpellier Juliette Gélin ?
Tout à fait. Héléna, c’est une joueuse que je connais depuis longtemps et son entrée au centre de formation à Béziers. Elle a baigné dans le volley dès son enfance grâce à ses parents Annick et Régis, qui ont su fédérer autour de ce sport à Gruissan et au-delà. Aujourd’hui, elle fait partie des toutes meilleures et pourtant, elle continue d’évoluer et d’élargir sa palette de jeu. C’est une véritable Formule 1 : exigeante, performante et toujours capable d’aller plus loin. Pour ce qui est de Juliette, je l’ai connue en 2019. Elle est impressionnante par sa détermination. Quand elle veut, elle peut. Il n’y a tout simplement pas de limites pour elle. Son évolution est exponentielle et elle s’impose désormais parmi les meilleures. Avoir des joueuses de ce niveau international dans le groupe, c’est une vraie plus-value. Elles tirent les autres vers le haut et contribuent au rayonnement de la discipline en Occitanie.
Sentez-vous d’ailleurs un engouement particulier pour le volley-ball occitan ?
Oui, il est réel et ne cesse de grandir. Le nombre de licenciés augmente après le titre historique des hommes aux Jeux Olympiques et par la montée en puissance du volley-ball féminin sur la scène internationale. L’équipe de France est aujourd’hui 15e mondiale et cet été, nous avons accroché, voire battu, des nations qui paraissaient inaccessibles il y a encore deux ans. Je crois d’ailleurs que cette dynamique se ressent particulièrement en Occitanie. Les performances des clubs et la présence de joueuses et joueurs internationaux de la région nourrissent cet enthousiasme et créent de vraies vocations. C’est très positif pour l’avenir.
Contenus de la page
« Confirmer la progression du groupe »
La préparation de la saison des Béziers Angels a démarré il y a quelques jours. Malgré la distance, continuez-vous d’échanger avec le staff technique ?
Oui, je reste bien évidemment en contact avec Fabien (Simondet) et le staff pour préparer la suite. L’enchaînement après les Mondiaux se fera sans pause et il faudra que les joueuses enchaînent avec leur club dans les meilleures conditions possibles.
Qu’attendez-vous de ces championnats du Monde ?
Nous abordons cette compétition avec l’ambition de confirmer la progression du groupe. La poule est relevée avec Porto Rico, le Brésil et la Grèce, mais nous voyons cela comme une opportunité de nous mesurer aux meilleures et de prouver que l’équipe de France est prête à marquer les esprits.
Plus de cinquante ans d’attente
Après plus de cinquante ans d’absence, l’équipe de France féminine de volley-ball participe à partir de vendredi, en Thaïlande, au Mondial, qu’elle aborde avec un objectif de phase finale, nourri par un été prometteur. Cette ambition de sortir de la poule C en terminant dans les deux premiers passera d’emblée au révélateur, puisque les Bleues sont opposées en ouverture (11 h à Chiang Mai) à Porto Rico, leur principal adversaire annoncé dans un groupe qui compte aussi le Brésil, grand favori, et la Grèce.
.
