« Être prêts à monter en Top 14 d’ici la 4e ou la 5e année » : Johnny Howard, directeur du rugby de l’ASBH, se confie

Changements apportés, l’état d’esprit du club, le recrutement, l’association… Le directeur du rugby de l’ASBH fait le point à l’aube de la reprise du championnat.

Quelle est exactement votre fonction ?

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Je n’entraîne pas la défense comme cela a pu être dit. Je suis plus sur la culture du club, sur le fait de bâtir, depuis les Crabos jusqu’à l’équipe première. Aujourd’hui, les coaches des espoirs ont le même discours que Rory Teague.

Il y a eu beaucoup de changements à l’intersaison, y a-t-il, à nouveau, de la sérénité dans le club ?

Tout a été plutôt très positif. Nous avons contrôlé le contrôlable. Nous avons rajouté, je l’espère, un peu plus de professionnalisme. Nous prenons nos repas ensemble, nous nous entraînons ensemble, nous vivons ensemble et nous avons apporté plus de confort pour que les joueurs puissent mieux s’exprimer sur le terrain.

Qu’entendez-vous par rajouter « plus de professionnalisme », cela se concrétise de quelle manière ?

J’ai demandé un test de performance afin de savoir comment être mieux. La réponse a été « la nourriture ». Nous avons mis le focus dessus ainsi que la cohésion, le fait de passer de bons moments tous ensemble.

Comment s’est faite la venue de Rory Teague à l’ASBH ?

Je le connais depuis une vingtaine d’années. Il apporte de la rigueur, son expérience. Cela fait quatorze ans qu’il est en France et il amène un vécu que je n’ai pas. Je ne suis pas là pour entraîner, je le répète. Je suis là pour le lien avec la ville, l’ambiance, l’image de l’ASBH.

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Dès votre arrivée, vous avez noué des liens avec l’association. C’était important ?

C’était non négociable. L’association en rêvait et avait même déjà plusieurs projets depuis des années qui n’avaient pas été mis en place. Je suis là pour ne faire qu’un seul club avec elle.

« J’avais juste envie de créer cet électrochoc avec les nouveaux repas »

Vous étiez le seul des repreneurs à être présent au quotidien à partir du moment où vous êtes arrivés en novembre 2024. Comment l’avez-vous vécu ?

Je me régale tous les jours ! En tant que joueur à Béziers et aujourd’hui, directeur du rugby, ce fut un réel plaisir au quotidien.

Voir 12 000 personnes lors de la réception en amical de Narbonne, est-ce une réussite ?

Je suis resté à Béziers à la fin de ma carrière. C’est un lieu où il y a la culture et la passion du rugby. Il faut garder cela. Le coach apporte son savoir-faire sur le terrain et moi, j’amène un peu d’expérience acquise pendant vingt ans à Béziers.

Qu’est ce qui a été le plus difficile à mettre en place ?

Je ne voulais pas mettre 50 000 choses en places ! J’avais juste envie de créer cet électrochoc avec les nouveaux repas et de mettre en place une habitude de rigueur, une routine. Cela n’a pas été difficile car les joueurs sont professionnels.

En parlant d’électrochoc, le changement d’une grande partie du staff et du coach en particulier, en a été un, non ?

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Dans le monde professionnel, il y a toujours des moments où les staffs changent. Mais je ne me concentre pas trop sur le passé. Il faut créer une nouvelle époque.

« Je discute tous les jours avec les présidents »

Quelle est votre vision est à court et à moyen terme ?

À court terme, c’était la découverte. Nous avons acheté un club avec plein de gens que nous ne connaissions pas. Ce fut une période d’observation, de reconstruction, de gestion de l’effectif. Maintenant, nous avons l’objectif d’ici trois ans d’arriver à créer une bande de joueurs professionnels pour attaquer le Top 14 et lors de la 4e ou de la 5e année d’être prêts à y monter.

Êtes-vous en contact avec les présidents Bob Skinstad et Andrew Mehrtens ?

Je discute tous les jours avec eux. Nous sommes une grande famille. Comme je suis basé à Béziers, ils sont au courant de tout.

Au niveau recrutement, vous avez parlé d’académie de jeunes. Avez-vous encore des pistes aujourd’hui pour améliorer ce recrutement ?

Non, je suis très content de notre effectif. Nous n’avons pas fait signer grand monde. Nous avons quasiment le même effectif qui celui qui a terminé sixième il y a deux ans. Nous avons des jeunes, nous avons jusqu’alors manqué peut-être d’une stratégie, désormais nous en avons une pour créer un ADN à Béziers.

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