La Feria de Béziers est un sacré défi sur le plan de la sécurité. Les policiers municipaux de la ville multiplient les patrouilles sur le terrain, mais ils s’appuient aussi sur les 500 caméras de vidéoprotection. Explications.
Pendant cette Feria 2025 à Béziers, la salle du COS, le centre opérationnel de surveillance, fonctionne à plein régime. Quatre à six agents ont les yeux rivés 24h/24 sur un véritable mur d’images, la mosaïque des 500 caméras de la ville. L’objectif pour eux : repérer tout mouvement suspect sur les allées Paul Riquet, aux abords des arènes ou n’importe où dans la ville.
« Si on a un doute, on fait zoomer pour vérifier ce qu’il se passe, détaille le directeur de la police municipale de Béziers Fabrice Cantèle. Est-ce qu’il s’agit juste de jeunes qui dansent, ou est-ce qu’on assiste à un début de rixe ? » Dans le second cas, les opérateurs vidéo alertent les policiers qui se trouvent au poste de commandement, qui vont identifier l’infraction et envoyer une patrouille sur place.
Un outil pour travailler dans la foule
Les policiers sur le terrain seront toujours aidés en temps réel par leurs collègues des vidéos. Un dispositif très utile pendant cette Feria où les allées Paul Riquet, par exemple, sont noires de monde. « Les caméras nous offrent des vues plongeantes qu’on n’a jamais sur le terrain où on travaille à hauteur d’hommes, confie Fabrice Cantèle. On a un tel maillage qu’on peut couvrir tout le périmètre Feria depuis la salle vidéo. »
Et les caméras ne servent pas seulement à alerter, elles sont aussi utilisées pour répondre à certaines demandes. C’est d’ailleurs avec les images vidéo que les policiers ont retrouvé, jeudi soir, un enfant perdu sur les allées Paul Riquet.
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