La colère dans les pharmacies, pour beaucoup fermées le 16 août 2025, face à une décision du gouvernement sur le prix d’achat des médicaments génériques. « J’ai déjà dû faire des licenciements économiques, je vais devoir continuer » déplore Katy Garcias, pharmacienne à Pézenas.
Neuf pharmacies sur dix seront fermées samedi 16 août 2025 dans certains départements français. « Votre pharmacie ferme un jour, pour ne pas fermer toujours », c’est le slogan de la mobilisation. Des pharmaciens et pharmaciennes en colère contre une mesure du gouvernement : cela concerne les remises que font les laboratoires aux pharmacies quand elles achètent des médicaments génériques.
Elles seront plafonnées à 30% au lieu de 40% à partir de septembre, et c’est donc un gros manque à gagner à venir pour les officines. « Les ristournes consenties par les laboratoires constituent un élément de la rémunération des pharmaciens, représentant un tiers de leur marge », précise l’AFP.
« J’ai déjà dû faire des licenciements économiques pour pas mal de personnel, je vais devoir continuer. C’était essentiellement sur les préparateurs, mais là, je serai obligée de toucher également les postes de pharmaciens », témoigne au micro ICI Hérault Katy Garcias, dirigeante de « La nouvelle pharmacie » à Pézenas (Hérault). Cette pharmacienne a fait ses calculs : selon une simulation, cette nouvelle mesure pourrait lui faire perdre 100.000 euros.
Si vous avez besoin de médicaments et que votre pharmacie habituelle est fermée dans le cadre de cette mobilisation, sachez qu’il y a toujours des pharmacies de garde. Pour connaître la plus proche de chez vous, vous pouvez appeler le 3237 (0,35 euros la minute).
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