Ce samedi 9 août, plus d’une quarantaine de personnes étaient à la manifestation pour la paix à Gaza, qui prenait place devant le parvis de la mairie de Béziers. Toutes les semaines depuis le mois de juillet, ils se rassemblent pour demander un cessez-le-feu immédiat dans la région palestinienne enclavée.
Comme tous les samedis, les manifestants du collectif pour la paix et la solidarité entre la Palestine et Israël, scandent « Free Free Palestine » devant la mairie de Béziers, en cette soirée du samedi 9 août. Ce collectif regroupe plusieurs associations et partis politiques, dont l’association France Palestine solidarité (AFPS) de Béziers, la CGT, la France Insoumise ou le parti communiste de France (PCF). Il milite de manière hebdomadaire pour un cessez-le-feu applicable immédiatement dans la bande de Gaza.
« On a quand même un petit peu de monde dans ces rendez-vous réguliers », indique Jean-Claude Llinares, qui fait partie de l’AFPS. Tous sont présents pour soutenir les Palestiniens. L’organisateur de l’événement dispose des affiches des victimes des bombardements israéliens, en face de la bannière rappelant l’attaque du Hamas du 7 octobre, mise sur la devanture de la mairie. « On veut montrer que tout le monde n’est pas complice, et qu’à Béziers, on n’est pas d’accord avec la politique de Netanyahu », énonce fermement Claire, une des manifestantes.
Jean-Claude Llinares a aussi ramené des keffiehs, ces foulards palestiniens, ainsi que des livres qui traitent du sujet. « Parfois on vend aussi de l’huile d’olive palestinienne, on fait des vernissages, des concerts, confie-t-il. Et on reverse ce qu’on gagne en Égypte, pour de l’aide alimentaire, parce qu’il n’y a rien qui rentre à Gaza ».
« Nous ne sommes pas d’accord avec ce qu’il se passe »
Une manifestation locale, mais utile pour Magali Crozier, membre de LFI : « Si on regarde localement, ça n’a pas spécialement bougé, mais le fait qu’il y ait plusieurs manifestations partout en France, ça a permis à beaucoup de personnes de prendre conscience du problème ». Wissal El Jarrari, chef de file LFI pour les élections municipales, ajoute : « Il y a un génocide qui se passe en live devant nous, et manifester, c’est notre seul moyen d’être écouté ».
Beaucoup de jeunes sont présents aussi. « C’est important de montrer que nous ne sommes pas d’accord avec ce qu’il se passe et de dénoncer les contradictions de ce conflit », confirme l’Insoumise.
Les manifestants n’ont pas l’intention d’arrêter ces rassemblements. « Tant qu’il n’y aura pas de cessez-le-feu, je viendrais tous les samedis », Thierry assure l’un des manifestants. Le rendez-vous est donc donné à samedi prochain, pour continuer les protestations et demander une paix durable pour le peuple de Gaza.
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