Le 27 juillet 2024, la France devenait championne olympique de rugby à 7… revivez cette journée historique !

Le 27 juillet 2024, il y a un an jour pour jour, l’équipe de France de rugby à 7 entrait dans l’histoire. Pour lancer des Jeux olympiques historiques et mémorables sur le sol parisien, les coéquipiers d’un Antoine Dupont réinventé se sont sublimés, livrant la plus belle prestation de leur carrière. Une performance majuscule qui leur a permis d’inscrire leur nom au panthéon du sport français en devenant champions olympiques… Rien que ça ! Retour sur une journée historique, riche en émotions, que personne n’est prêt d’oublier.

Paris, 27 juillet 2024. Au lendemain d’une cérémonie d’ouverture unique et grandiose, l’équipe de France de rugby à 7 a marqué de son empreinte le début d’une compétition que personne n’est prêt d’oublier. Dès les premières lueurs du jour, une atmosphère singulière plane dans l’air : une tension douce mais tenace, comme un frisson courant le long de la colonne vertébrale d’un pays tout entier. Dans les couloirs silencieux d’un Stade de France en ébullition, les joueurs s’apprêtent à basculer dans une autre dimension : celle où l’Histoire vous tend les bras. Sacrés champions olympiques au terme d’une journée mémorable, les septistes se sont mués en héros, le temps d’un instant suspendu dans l’éternité.

15h30 : le match piège

Cela fait déjà une heure que le Stade de France s’échauffe, gronde, attend ses Bleus… Les tribunes vibrent. Le coup d’envoi de la première demi-finale est alors donné. En face, une équipe sud-africaine vaillante et redoutable, bien décidée à gâcher la fête. À l’aise dans des conditions de jeu piégeuses, les Blitzboks imposent leur rythme. Les minutes s’égrènent comme du sable brûlant et après une première période de sept minutes stérile, ce sont les Sud-Africains qui frappent les premiers. L’enjeu semble glacer les Français, comme si le match leur échappait et, avec lui, le rêve. Chaque course résonne comme un coup de tonnerre, chaque plaquage est un cri rentré. Puis, soudain, une éclaircie. Une course limpide, tranchante : Varian Pasquet prend de vitesse la défense sud-africaine et sonne la révolte en offrant un essai à Rayan Rebbadj entre les poteaux. Quelques minutes plus tard, Rebbadj y va de son doublé avant le coup de massue final de Jordan Sepho pour sceller le match. La France s’impose 19 à 5. Les regards s’éclairent, les mâchoires se desserrent et on commence à y croire. La médaille est assurée, plus qu’un match pour aller chercher la plus belle…

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19h30 : « Une finale en famille »

Le soleil descend lentement sur Paris, baignant le Stade de France d’une lumière dorée. Les tribunes sont pleines à craquer, la tension est électrique, presque palpable. Le monde entier regarde. En face : les Fidjiens. Ceux-là mêmes qui n’avaient laissé aucune chance à l’équipe de France en phase de poules (19-12), frères de cœur de ces Français avec qui ils ont partagé une partie de leur préparation, double champions olympiques en titre et logiques favoris… Intouchables, croit-on alors. « Une finale en famille », déclarera Paulin Riva après l’évènement.

19h45 : coup d’envoi. Et tout s’accélère. À peine une minute de jeu, Joseva Talacolo transperce la ligne française : 7 à 0 pour les Fidji. La claque est immédiate. La France vacille, encaisse… mais ne cède pas. Juste avant la pause, Andy Timo surgit, perce la défense, fixe deux adversaires, transmet à Jefferson-Lee Joseph qui marque entre les perches. Les Bleus recollent au score : 7-7. À la mi-temps, les deux équipes rentrent aux vestiaires, dos à dos. Le stade, lui, retient son souffle. Et puis, Antoine Dupont entre en scène. Il est presque 20 heures, le destin vient de nouer ses lacets. Début de la seconde période, première prise de balle et après un travail aérien monumental d’Aaron Grandidier-Nkanang, Dupont fixe, déborde, accélère… et trouve en bout de course ce même Grandidier, encore lui, qui n’a plus qu’à plonger dans l’en-but : essai, 14 à 7. Le Stade de France explose. Cinq minutes haletantes s’écoulent et à bout de souffle, Antoine Dupont joue une pénalité rapidement à cinq mètres, force le passage : essai à nouveau. Ça fait désormais 21 à 7 pour la France. Cette fois, on peut y croire, ils sont en train de le faire. Après des mois de débats, de doutes, il ne reste que quelques secondes avant l’exploit. Et comme un symbole, pour parapher cette copie parfaite, un dernier essai collectif, tous ensemble. Sur une ultime touche, ce groupe de potes, jamais rassasié, choisit le groupé pénétrant… Du quasi jamais vu à 7. Comme si ce panache, propre à une bande hors du commun, venait sceller le destin de cette équipe.

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Quand l’arbitre siffle la fin, les Bleus s’effondrent sur la pelouse. Certains rient, d’autres pleurent, tous chantent. Le public n’en revient pas et la France lance ces Jeux olymlpiques par un exploit retentissant. Les Bleus en Or, sur le toit de l’olympe, unis à jamais.

Et puis, cette scène qui a fait le tour du monde : les joueurs français, encore transpirants, entonnant la première Marseillaise de ces Jeux, puis communiant au centre de la pelouse dans une danse maison pleine de joie et de fierté. Ce 27 juillet 2024, la France n’a pas simplement remporté une médaille : elle a offert un moment d’éternité. Pour la première fois, les Bleus sont champions olympiques de rugby à 7 et le rugby français, souvent secoué, vient de se découvrir des ailes. Dans les esprits, jusqu’au bout de la nuit, et jusqu’à la fin de nos vies, restera gravée l’image magique de ce groupe qui aura lancé une ferveur inédite et inégalable dans cette compétition hors du temps. Des hommes fiers d’avoir fait briller leur nation. Ce jour-là, la France n’a pas seulement joué… Elle a touché le ciel !

https://www.rugbyrama.fr/2025/07/27/le-27-juillet-2024-la-france-devenait-championne-olympique-de-rugby-a-7-revivez-cette-journee-historique-12847018.php

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