En cette période estivale, la Capestanaise Nicole Bartoli, coprésidente de l’association Agir pour les arbres & la faune Occitanie (APAF), tient à souligner la vulnérabilité des arbres face à la chaleur et la nécessité de prendre soin d’eux. Elle tient une nouvelle fois à alerter et donne aussi des conseils.
Le dérèglement climatique cause des dégâts. D’immenses dégâts. Et si l’être humain en subit les conséquences, les végétaux souffrent aussi des périodes de canicule ou autre sécheresse de plus en plus fréquentes.
Dans ce genre de situation, les plantes se retrouvent rapidement en état de stress hydrique. Souffrant d’un manque d’eau prolongé, elles voient leur capacité à photosynthétiser et à se développer se réduire. Cela entraîne un affaiblissement général : feuilles tombantes, jaunissement, croissance ralentie, voire arrêt complet.
Dans d’autres cas plus extrêmes, cela peut même mener à une mort prématurée de l’arbre. D’après la Capestanaise Nicole Bartoli, conseillère en transition écologique et coprésidente de l’association Agir pour les arbres & la faune Occitanie (APAF), certains ont moins de chance de survivre : « Par temps de fortes chaleurs, les arbres plus fragiles meurent, surtout les jeunes plantations et les espèces mal adaptées.«
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« Le manque de végétation en ville fait que tout le monde reste dedans »
Pourtant, les végétaux s’avèrent d’une importante utilité lorsque la température s’emballe. Considérés comme de « puissants climatiseurs naturels », ils apportent une véritable bouffée d’air frais ainsi qu’une sensation de bien-être. À Capestang, en plein après-midi, le thermomètre infrarouge de Nicole Bartoli illustre cela à la perfection. 66 degrés s’affichent au compteur lorsque l’appareil pointe le bitume en plein soleil, contre 38 degrés à l’ombre du feuillage. C’est pour cette raison que les plantes sont qualifiées d’îlots de fraîcheur, a contrario des villes, qui captent la chaleur et la reflètent à cause du béton.
Mais ce n’est pas leur seul atout. En plus de rendre « la ville plus belle » et « les gens moins stressés« , les arbres purifient l’air, explique la coprésidente de l’APAF : « Leur présence permet, partiellement, de dépolluer. Ils absorbent le CO2 pour le transformer puis le rejeter sous forme d’oxygène.«
Comment entretenir ?
Bien que les bienfaits des arbres soient nombreux, reste la question de leur entretien. Comment les protéger du dérèglement climatique ? Pour la conseillère en transition écologique, les possibilités ne manquent pas : « On peut multiplier les diagnostics phytosanitaires, éviter les élagages intempestifs, ou encore, sensibiliser la population. Ce n’est pas parce qu’un arbre penche qu’il va s’effondrer« , raconte-t-elle.
La trop grande bétonnisation est un autre paramètre à prendre en compte. Si le goudron entre en contact avec le tronc, l’arbre ne peut pas respirer. Nicole Bartoli préconise de laisser un minimum de trois mètres de terre entre lui et le sol.
Ne pas planter n’importe quoi, n’importe quand
De plus, certaines espèces végétales sont davantage recommandées que d’autres. Acacias, faux poivriers, cyprès ou encore lauriers sont, entre autres, considérés comme plus adaptés au climat du coin par l’Union régionale des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement en Languedoc-Roussillon.
Malgré le fait que la Capestanaise soit plus favorable à l’idée de « préserver ce qui existe plutôt que créer« , elle souligne toutefois l’importance de ne pas planter d’arbre à n’importe quel moment : « Lorsque des plantations sont nécessaires, elles doivent être réalisées entre novembre et janvier.«
« Alors que l’on fait face à un avenir menaçant d’être toujours plus chaud, la végétation apparaît comme l’une des parades les plus efficaces. L’entretenir comme il se doit apparaît ainsi comme un juste retour des choses », conclut Nicole Bartoli : « Les arbres nous protègent alors pourquoi pas l’inverse ?«
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