Chaque été, elle devient la star. Mais où manger une bonne glace artisanale à Béziers ? Bienvenue chez Philippette ! La nouvelle glacerie-salon de thé vient d’ouvrir dans le centre-ville et il faut dire qu’elle amène un vent de fraîcheur auquel personne ne peut échapper.
Un peu de pêche jaune, une touche d’estragon… Justine plonge un gros mixeur dans la soupe glacée avant de verser le tout dans la turbine. Le bip retentit, et tadam : une nouvelle crème glacée est née, prête à éveiller la curiosité des clients. Mais où l’installer ? Peut-être à côté de la glace cacahuètes chouchou, du sorbet au fruit de la passion violet, ou mieux ! Du sorbet Tangor de la Réunion.
Autant de saveurs artisanales et originales, parce qu’ici, une seule devise : « On pense, on teste ». « C’est en mangeant un poisson abricot-oseille que j’ai voulu essayer pêche jaune – estragon !« , raconte Nathan en riant.
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« J’aime bien le prénom Philippe »
Le 21 juin dernier, la nouvelle glacerie, Philippette, a ouvert ses portes en centre-ville, dans les anciens locaux des « Caprices de CahSy ». À sa tête : Justine et Nathan, un couple d’artisans boulangers, pâtissiers et glaciers. « Ça fait huit ans qu’on est dans le milieu des métiers de la bouche. En novembre, on a vu le fonds de commerce et on a eu un coup de cœur. On voulait ouvrir avant nos 30 ans. Eh bien, on en a 28 !« , sourient-ils.
Si l’ancien nom est encore inscrit sur la façade, « le temps des démarches car le lieu est classé donc c’est assez long » explique Justine, c’est bien Philippette qui est désormais ouvert tous les jours de 10 h à 23 h. « C’est parti d’un délire. La première fois que j’ai donné un surnom à ma compagne, c’était Philippette. J’aime bien le prénom Philippe« , s’amuse Nathan.
Un nom qui dénote, à l’image de ses créateurs. Parce que discuter avec les « philippettes », c’est compter une blague de Nathan toutes les cinq minutes (ou moins) et se laisser gagner par le rire aigu de Justine. « On était fait pour l’entreprenariat ensemble. On a les mêmes envies, les mêmes lignes directrices« , souligne-t-elle. Une complicité qui ne passe pas inaperçue et a déjà séduit les premiers clients. « On a déjà de très bons retours« , confie Justine.
Une boule de café blanche
Un succès aussi dû à leur carte : des glaces, bien entendu, mais aussi crêpes, cookies, boissons… 100 % fabrication artisanale. « On essaie de travailler avec des lieux qui ont une éthique et des produits locaux. On aime les matières brutes pour donner l’impression de croquer dans le fruit à pleines dents« , dit Justine.
Ici, la pistache n’est pas verte et le café… est blanc. « C’est parce qu’on infuse le grain directement dans le lait », explique-t-elle. Ensemble, Justine et Nathan peuvent visiblement tout faire… ou presque. « On ne va pas non plus vous faire de la glace au poisson ! Quoique… », lance Nathan, le regard espiègle. Le but : éduquer les papilles, avec transparence.
Et après ? À peine ouverts, ils voient déjà plus loin. « On veut faire grandir Philippette, mais pas ailleurs. On aimerait proposer pâtisseries, bûches glacées l’hiver, galettes… et des cannelés, parce que je suis bordelais, sourit Nathan. Si on pouvait, on aménagerait tout l’immeuble ! » Une chose est sûre : ce ne sont pas les idées qui manquent.
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