« On a craqué pour la vue » : quand un pensionnat oublié se transforme en véritable refuge haut de gamme à Olargues

Au cœur du village médiéval, un ancien pensionnat catholique a pris un second souffle. À la découverte de l’école Olargues qui n’a plus rien d’un lieu d’apprentissage, si ce n’est l’art du bien-vivre.

La porte s’ouvre. Un premier pas suffit avant de laisser échapper un « waouh« . Canapés colorés, tableaux, ou encore impressionnant mur lumineux valorisant les vins du coin… Le charme opère avant même d’avoir jeté un œil par la fenêtre. Piscine à débordements, accès direct à la rivière, l’école Olargues a tout l’air d’un vrai coin de paradis, encore loin il y a une dizaine d’années.

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« On a craqué pour la vue »

Retour en 2015. Stefanie et Kenneth Van Haudenhove, un couple de Belges passionnés d’architecture, sont sur les routes d’Olargues, pour visiter leurs amis, lorsqu’ils découvrent un bâtiment en pierre abandonné, sur l’autre rive du Jaur. « On a craqué pour la vue« , raconte Stefanie. Anciennement, le bâtiment abritait une école catholique, fermée depuis 1998.

Ni une, ni deux, ils l’achètent pour en faire une maison de vacances. « En Belgique, on a l’habitude : on achète des maisons, on les rénove et on vend. Sauf que celle-ci, on voulait la garder pour nous, mais elle était trop grande« , poursuit-elle, face aux 2 500 mètres carrés de superficie de sa propriété. Résultat, deux ans plus tard : six chambres d’hôtes, une boutique et un restaurant, bâtis sur les hauteurs du village médiéval, classé parmi les plus beaux villages de France.

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Aujourd’hui, difficile d’imaginer que ce vaste loft proposé aux couples, friands de grands espaces, était un ancien dortoir. Ou que la suite nuptiale était la chapelle de l’école. L’atout du lieu : son charme, mais aussi sa décoration raffinée, dont prend soin Stefanie. « Chaque année, on a droit à de nouveaux coussins« , souligne Laura Devillers, manager du lieu. « J’ai fait une saison en 2017 quand ça a ouvert, et puis ça s’est fait naturellement. C’était tellement un beau lieu, je m’y sentais bien, donc je suis restée« , explique-t-elle. Comme un havre de paix. Ici, pas de télé, seule la nature est acceptée, et convoitée.

L’assiette du potager

L’attente devient insoutenable avant d’aller découvrir la vue imprenable depuis la terrasse de l’école Olargues. Pourtant, les clients se comptent sur les doigts d’une main en ce mardi 8 juillet. La raison ? Il suffit de se diriger vers la cuisine. Stefanie n’a pas quitté les fourneaux depuis ce matin. Pour cause : le restaurant lance sa saison demain, et ce jusqu’au 16 août. « J’ai toujours fait le menu. Au début, on avait un chef, mais c’est difficile de trouver pour seulement deux mois. Comme je cuisine beaucoup, j’ai pris quelques cours et j’ai décidé de le faire moi« , décrit-elle.

Un menu vegan, concocté à partir de produits locaux. « On cuisine les légumes du jardin. Pour le reste, on essaie un maximum de faire appel à des producteurs locaux« , explique Stefanie. Justement, le jardinier passe par là. « Everything’s okay ?« , lui lance Laura. Car ici, ce n’est pas le français qui anime les conversations du personnel, mais plutôt l’anglais, ou même le flamand. « C’est difficile de trouver des saisonniers pour une si petite période donc j’ai fait appel à des amis de Belgique« , confie Stefanie. Facile aussi pour Laura : « Je suis née à Bédarieux, mais mes parents sont belges. La coïncidence était folle ! ».

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Une piscine et le tour est joué

Dans cet univers multiculturel et écoresponsable, tout est pensé pour que les visiteurs puissent vivre une expérience complète sans quitter les lieux. « On a des Suédois qui viennent tous les ans et ils profitent seulement des activités de l’école« , explique Laura. Cours de yoga, pétanque ou encore table de billard… Plusieurs activités sont proposées aux visiteurs. « On va bientôt proposer des massages énergétiques », ajoute-t-elle. L’école a aussi décidé de faire marcher les artisans du coin avec sa boutique dans laquelle sont proposées de « belles pièces à des prix attractifs« .

La nouveauté de l’année : une piscine. « Je pense que ça a beaucoup joué sur nos réservations puisqu’on a fait notre meilleur mois de juin depuis le début. On était surbookés !« , s’exclame Laura. La saison risque bien de leur offrir encore de belles surprises.

https://www.midilibre.fr/2025/07/14/on-a-craque-pour-la-vue-quand-un-pensionnat-oublie-se-transforme-en-veritable-refuge-haut-de-gamme-a-olargues-12814068.php

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