Demi-finale Top 14 – Romain Ntamack (Toulouse) : « Je m’accroche, il reste un dernier match et je vais serrer les dents »

Gêné toute la saison par des douleurs récurrentes au niveau de son genou opéré durant l’été 2023, Romain Ntamack était là pour mener le jeu toulousain lors de la demi-finale de Top 14 remportée face à Bayonne, au cours de laquelle il a inscrit un troisième essai lors de ses trois derniers matchs. Il revient sur la force du groupe stadiste et sur son ultime défi au Stade de France, avant de se faire de nouveau opérer.

Quel sentiment domine après cette victoire en demi-finale ?

Découvrir La Tenue des Pros

Ce n’est jamais simple de jouer ces matchs-là. Les rendez-vous avant la finale, c’est toujours compliqué, surtout pour nous. Donc je suis heureux. On l’a abordé avec beaucoup de sérieux, beaucoup d’engagement et on ressort vainqueurs, donc on va retenir ça.

Il y a eu aussi beaucoup d’indiscipline de votre part et des maladresses. Y a-t-il tout de même encore quelques doutes ?

Pas de doutes, non. Mais l’indiscipline, c’est un gros point noir du match. Si on a le même ratio de pénalités contre nous, il est certain que ça ne passera pas en finale. Donc, c’est vraiment un point qu’il va falloir régler. Après, en ce qui concerne les en-avant, je pense qu’il y en a eus des deux côtés. Avec ces conditions très humides, ce n’était pas évident. Pour une fois, on avait fait des choses propres, simples, mais efficaces, et on a été plutôt réalistes. Je trouve qu’il y a quand même des motifs de satisfaction.

Cela va être votre troisième finale de Top 14 consécutive, au bout d’une saison encore interminable…

PLUS INFO  Transferts. Top 14 - Jordan Petaia (Australie) s'engage avec Perpignan

Elle est très belle. Disputer une troisième finale consécutive, dans ce championnat qu’on connaît et qui est très relevé, c’est quand même à souligner. Ça montre aussi les efforts que fait ce groupe depuis pas mal d’années pour rester à ce niveau-là. Malgré les embûches ou les moments difficiles qu’on a pu connaître cette saison, on est toujours présents, même si on ne joue pas forcément le rugby parfait qu’on aimerait pratiquer. On est toujours là, donc on va encore jouer à notre chance à fond.

J’ai fait infiltration sur infiltration pour justement ne pas me faire opérer et être opérationnel.

Vous concernant, et par rapport à vos douleurs récurrentes au genou, Ugo Mola disait que d’autres joueurs se seraient peut-être fait opérer pour gérer leur fin de saison mais que vous étiez là et que vous vous accrochiez. Comment vous sentez-vous ?

Oui, je m’accroche. Il est vrai que, depuis le début de saison, c’est quand même un point qui m’a handicapé… Depuis septembre, j’ai essayé de m’accrocher. J’ai fait infiltration sur infiltration pour justement ne pas me faire opérer et être opérationnel. Et sur cette fin de saison, je me sens plutôt bien. L’infiltration fait plutôt effet, donc ça ne m’embête pas trop. Il reste un dernier match, je vais encore serrer les dents et je me ferai opérer après.

Est-ce quelque chose qui peut peser psychologiquement, sachant que vous n’avez jamais vraiment pu jouer à 100% cette saison ?

Non. Encore une fois, là, je me sens bien, donc ça me trotte moins dans la tête. Mais, tout au long de la saison, c’est quand même quelque chose qui m’a plutôt marqué mentalement, parce que je n’arrivais pas à trouver le rythme physiquement. Je n’arrivais pas à débloquer ce genou, donc c’était plutôt embêtant. J’ai essayé de m’accrocher pour rester au contact de l’équipe et faire une fin de saison comme celle-là. Encore une fois, il reste un dernier match et ça ne m’handicapera pas sur cette finale.

PLUS INFO  Top 14 - Arthur Vincent (Montpellier), l'incroyable parcours d'un miraculé

Ugo Mola disait aussi que vous aviez vécu une saison en enfer entre les blessés ou les problèmes extrasportifs. Partagez-vous cette impression ?

Oui, elle est éprouvante. Depuis l’été dernier même, parce qu’on a eu pas mal de galères au sein du club et ça s’est enchaîné un peu toute la saison, entre les blessés et les affaires un peu extrasportives. C’est vrai que ça a été assez compliqué. Malgré tout, le groupe a fait toujours front, a su faire face. On a accroché une demi-finale de Coupe d’Europe, on est en finale de Top 14 cette année encore, on a fini meilleure attaque de l’histoire du Top 14, donc ça montre quand même les ressources qu’a ce groupe, malgré les difficultés qui ont été les nôtres. C’est une saison particulière mais, si l’issue est belle à la fin du week-end prochain, elle peut être la plus belle qu’on ait jamais vécue. 

https://www.rugbyrama.fr/2025/06/21/demi-finale-top-14-romain-ntamack-toulouse-je-maccroche-il-reste-un-dernier-match-et-je-vais-serrer-les-dents-12777022.php

.

S'inscrire

spot_imgspot_img

A découvrir aussi
Toute l'info à Béziers

Près de 4 000 spectateurs dans les arènes : Roberto Alagna signe un retour triomphal 38 ans après avoir chanté à Béziers

Le ténor Roberto Alagna a retrouvé Béziers pour un concert caritatif au profit de la lutte contre le cancer du sein. Près de 4 000 spectateurs ont salué son retour, trente-huit ans après son premier triomphe local.

Près de 4 000 spectateurs dans les arènes : Roberto Alagna signe un retour triomphal 38 ans après avoir chanté à Béziers

Le ténor Roberto Alagna a retrouvé Béziers pour un concert caritatif au profit de la lutte contre le cancer du sein. Près de 4 000 spectateurs ont salué son retour, trente-huit ans après son premier triomphe local.

Près de 4 000 spectateurs dans les arènes : Roberto Alagna signe un retour triomphal 38 ans après avoir chanté à Béziers

Le ténor Roberto Alagna a retrouvé Béziers pour un concert caritatif au profit de la lutte contre le cancer du sein. Près de 4 000 spectateurs ont salué son retour, trente-huit ans après son premier triomphe local.

Près de 4 000 spectateurs dans les arènes : Roberto Alagna signe un retour triomphal 38 ans après avoir chanté à Béziers

Le ténor Roberto Alagna a retrouvé Béziers pour un concert caritatif au profit de la lutte contre le cancer du sein. Près de 4 000 spectateurs ont salué son retour, trente-huit ans après son premier triomphe local.