Le directeur départemental de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie, Mathieu Pardell, revient ce vendredi sur l’annonce du premier cas autochtone de chikungunya dans l’Hérault cette saison et sur les manières de lutter contre la propagation du virus.
Faudrait-il démoustiquer partout et toute l’année pour éviter la propagation des virus comme le chikungunya ou la dengue dans l’Hérault ? Ce serait inutile selon Mathieu Pardell, le directeur départemental de l’ARS, l’Agence régionale de santé.
« Il y a des démoustications de confort dans l’Hérault parce que ce n’est pas agréable de se faire piquer, mais ce n’est pas utile de démoustiquer partout et tout le temps, il n’y a un intérêt d’en faire que si et seulement si il y a des cas. » Et c’est pour cela que l’ARS a mené des opérations de démoustication très ciblées à Prades-le-Lez, dans les lieux que fréquentait le plus l’homme contaminé par le premier cas autochtone de chikungunya dans l’Hérault de la saison.
Pour rappel, un cas autochtone, cela signifie que « la personne contaminée par le virus n’a pas voyagé récemment dans une zone tropicale » a précisé Mathieu Pardell, qui a rappelé les principaux symptômes du chikungunya : « Les douleurs articulaires en premier, ce sont de fortes douleurs articulaires. Le deuxième symptôme, c’est la fièvre assez importante. Et ensuite, ça peut être des éruptions cutanées ou de la fatigue. » Des symptômes beaucoup plus forts aux extrémités de la vie : les personnes très âgées et les très jeunes enfants sont les plus à risque.
Le directeur départemental de l’ARS en a profité pour rappeler que « le moustique-tigre voyage sur un périmètre de 150 mètres autour de chez vous » et que les mesures de protection sont finalement assez simples : « Éliminer les gîtes larvaires en vidant ses coupelles de fleurs, porter possiblement des vêtements amples, mettre du répulsif anti-moustiques, forcément ça permet de se protéger les uns les autres. »
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