En l’espace de 72 heures, ce Biterrois a réalisé le rêve un peu fou de se rendre à Oklahoma City, aux États-Unis, pour assister à un match de son équipe favorite lors des Finales NBA, le Thunder.
Quand son frère lui a ramené cette casquette de la franchise d’Oklahoma City après un voyage à New-York, s’imaginait-il que, plus de dix ans plus tard, il se rendrait sur place pour assister à un match des Finales NBA ? Peut-être pas. À bientôt 25 ans, Victor fait pourtant partie de ceux qui ont déjà réalisé un de leurs rêves.
Il y a dix jours, ce Biterrois a traversé l’Atlantique pour assouvir sa passion d’Amérique et du ballon orange qui va avec, réalisant l’aller-retour Béziers-Oklahoma City comme on le fait pour partir en week-end. Pour, en plus, voir ses joueurs préférés s’imposer, eux qui sont depuis tout proche d’un titre historique en NBA.
« Tout est parti quand mon frère m’a ramené cette casquette d’OKC, je l’ai trouvée très belle et donc je me suis intéressé à cette équipe en regardant des vidéos sur Youtube. J’ai même arrêté le rugby pour me mettre au basket et j’allais chez mes grands-parents pour regarder les matches parce qu’on n’avait pas beIN SPORTS. Donc j’ai passé quelques nuits sur leur canapé », rigole celui qui détient un cabinet de podologie à Sérignan.
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La saison de rêve d’Oklahoma
Deux voyages aux États-Unis où il s’est rendu au temple du basket, le Madison Square Garden de New-York, puis à un match des Golden State Warriors de San-Francisco, terminent de le convertir en fan inconditionnel.
« Maintenant, avec le boulot, c’est un peu plus compliqué de regarder les matches dans la nuit, avoue Victor. Mais tous les dimanches soir, il y a un match à 21 h, c’est devenu un rituel. Et le matin, quand je me lève, la première chose que je fais, c’est de regarder les scores de la nuit. »
Résultat des courses, le Biterrois se met en tête de retourner aux États-Unis pour voir son équipe favorite. Mais après avoir remis le projet à l’année prochaine depuis trop longtemps, Victor voit Oklahoma réaliser la meilleure saison depuis plus de dix ans. « Cette année, ils font une saison de fou et c’est presque un accomplissement personnel quand on est fan comme moi, sourit-il. Et puis quand ils se sont qualifiés en finale… »
« Je me suis dit, pourquoi je ne le ferai pas ? »
Après avoir été encouragé par ses proches à réaliser son rêve, Victor n’hésite pas longtemps. Il demande un visa, achète sa place et réserve ses billets d’avion. « Ma chérie m’a dit : « Vas-y, fais-le ! C’est ton rêve, tu ne te rends pas compte ». Donc je me suis dit, pourquoi je ne le ferai pas ? Il n’y avait que l’aspect financier », raconte celui qui a tout de même dû débourser 2 000 € au total.
Mais l’effort en valait largement la peine pour vivre le rêve américain. Le sien. « Quand je disais aux taxis que j’étais un Français venu voir le match, ils étaient choqués. C’est comme si un Néo-Zélandais venait voir l’ASBH, se marre-t-il. Je connaissais la salle évidemment, mais c’était fou de la voir de mes propres yeux. Moi-même je n’y croyais pas, s’exclame-t-il, encore ému par le souvenir. C’est un moment gravé à jamais et maintenant, je regarde les photos tous les jours. »
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