Dénonçant « un acte de piraterie », les manifestants étaient rassemblés ce lundi 9 juin, à 18 h, devant le théâtre de Béziers, en soutien aux passagers de la Flottille de la liberté.
« Un acte de piraterie », « une violation du droit international » : tels sont les mots qui ont résonné, ce lundi 9 juin, devant les marches du théâtre de Béziers. Réunis en soutien au voilier intercepté par la marine israélienne alors qu’il se dirigeait vers Gaza, avec douze militants pro-palestiniens et de l’aide humanitaire à bord, les manifestants ont dénoncé « une atteinte directe à la liberté de circulation et à l’action humanitaire« .
À l’appel de La France insoumise et de plusieurs collectifs citoyens, des rassemblements ont été organisés dans plusieurs villes du département, comme Montpellier, Ganges ou encore Lodève. Tous ont exprimé leur appui au navire humanitaire Madleen et à la Flottille de la Liberté.
« La solidarité n’est pas un crime ! »
À Béziers, ce sont plus de 80 personnes qui se sont rassemblées devant le théâtre pour défendre ce qu’ils estiment être « un combat qui dépasse les frontières« . « Nous sommes réunis ce soir pour faire entendre notre indignation, notre colère, mais aussi notre solidarité inébranlable« , a déclaré au micro Magali Crozier, représentante de La France Insoumise. « Parce que nous le disons avec force : la solidarité n’est pas un crime ! »
Des slogans se sont fait entendre pendant près d’une heure, portés par les militants biterrois de l’Association France Palestine Solidarité. Fidèles à leur mobilisation bihebdomadaire, ils ont à nouveau donné de la voix pour Gaza, mais pas seulement. « Rima, Rima, Béziers est avec toi« , résonnait dans la ville. Il faut rappeler que parmi les passagers du navire qui devait rejoindre l’enclave palestinienne se trouvaient deux figures de premier plan : la militante écologiste Greta Thunberg et l’eurodéputée insoumise Rima Hassan.
« Ils ont essayé d’accéder pacifiquement à Gaza. C’est légal, le droit international nous le permet donc Israël n’avait pas le droit de les intercepter, a souligné Bérangère Llinarès, militante de l’association, lors de sa prise de parole. Si nous sommes ici, c’est pour dire : cessez le génocide à Gaza !«
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