Procès des viols de Mazan : un seul des 51 condamnés fait finalement appel, le quadragénaire sera rejugé aux Assises du Gard à l’automne

Seul un des 51 hommes condamnés à Avignon, lors du procès des viols de Mazan, sera finalement jugé en appel, à Nîmes, en octobre 2025. Les 16 autres qui avaient interjeté appel s’étant désistés les uns après les autres, a-t-on appris de source judiciaire. Prévue pour durer 6 semaines, l’audience d’Assises sera donc écourtée.

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Husamettin D., 44 ans, condamné à neuf ans de réclusion en décembre 2024, par la cour criminelle du Vaucluse, à l’issue d’un procès au retentissement mondial, devrait donc comparaître seul cet automne devant la cour d’assises du Gard.

Par cet appel, il contestera « seulement le quantum » de sa peine et non sa culpabilité, a précisé à l’AFP, une source ayant requis l’anonymat.

Il était déjà acquis que le « chef d’orchestre » de cette décennie de viols sur Gisèle Pelicot, son ex-mari Dominique, condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle, assortie d’une mesure de sûreté des deux tiers (environ 14 ans), ne serait pas rejugé, puisqu’il avait immédiatement indiqué ne pas vouloir faire appel.

Un choix inverse effectué initialement par 17 de ses 50 coaccusés, ces hommes qu’il avait recrutés sur internet pour venir violer son épouse, droguée aux anxiolytiques, à leur domicile de Mazan, dans le Vaucluse, entre 2011 et 2020.

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Mais, depuis le début de l’année, 16 d’entre eux se sont désistés par vagues. Les trois derniers l’ont fait le 3 juin, à l’issue d’un interrogatoire préalable par le président de la cour d’assises du Gard, Christian Pasta.

Le procès, prévu initialement du 6 octobre au 21 novembre devant la cour d’assises à Nîmes, devrait donc être nettement plus court, si toutefois il a bien lieu, Husamettin D. ayant le droit de se désister jusqu’à l’ouverture de l’audience.

Reconnus pour la plupart coupables de viols sur Gisèle Pelicot, les 50 coaccusés de Dominique Pelicot, âgés de 27 à 74 ans, avaient été condamnés à des peines allant de trois ans de prison dont deux avec sursis, pour un retraité seulement jugé pour agression sexuelle, à 15 ans de réclusion criminelle pour un homme venu six fois violer Mme Pelicot.

Premier appelé à la barre à Avignon, le 25 septembre, Husamettin D., travailleur dans le bâtiment, n’avait pas reconnu les faits qui lui étaient reprochés, expliquant, lors de son unique venue à Mazan, avoir cru avoir affaire à un « couple libertin » et à un scenario où la femme « ferait semblant de dormir ».

On me dit que je suis un violeur, c’est un truc de fou. Je ne suis pas un violeur, c’est un truc trop lourd à porter pour moi. C’est son mari, j’ai jamais pensé que ce type-là, il pouvait faire ça à sa femme.

Husamettin D. condamné à 9 ans de prison pour viol.

Lors du procès d’Assises à Avignon.

Quand une magistrate de la cour lui avait rappelé la définition du viol par le Code pénal, à savoir toute pénétration sexuelle ou acte bucco-génital commis « par violence, contrainte, menace ou surprise », il avait fini par lâcher : « Maintenant, je reconnais que c’est un viol ».

Le parquet avait requis à son encontre une peine de 12 ans de réclusion. Il a écopé de 9 ans de prison.

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Plaidant l’acquittement, son avocate, Me Sylvie Menvielle, avait avancé qu’on pouvait, sur la vidéo où Dominique Pelicot et Husamettin D. « s’affairaient » sur Gisèle Pelicot, voir cette dernière faire « un mouvement du bassin pour se positionner ».

Généralement impassible tout au long de ce procès, qu’elle avait voulu ouvert au public, Gisèle Pelicot avait ce jour-là quitté la salle d’audience, visiblement en colère.

Le procès de première instance de cette affaire avait provoqué une véritable onde de choc, en France comme à l’étranger, devenant emblématique des questions de violences sexistes et sexuelles et plus largement des rapports hommes femmes.

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