Un forum mondial sur la réduction des risques des catastrophes naturelles se tient cette semaine à Genève sous l’égide de l’O.N.U.
Le patron de la société héraultaise Predict Services y participe.
Le Montpelliérain Alix Roumagnac, patron de la société Predict Services, participe depuis le début de la semaine à Genève au forum mondial sur la réduction des risques de catastrophes naturelles. Il dure jusqu’à la fin de la semaine. C’est la huitième fois qu’un forum de ce type est organisé, sous l’égide de l’O.N.U. L’objectif, on s’en doute, est d’élaborer des stratégies pour réduire au maximum les risques de catastrophes.
Alix Roumagnac précise que les Nations Unies organisent tous les trois ans ce rendez-vous « qui fait suite à un rendez-vous qui a été monté au Japon, à Sendai, il y a maintenant dix ans, où les Nations Unies ont fixé des orientations sur l’amélioration de la gestion des risques au niveau international. Et il y a des rendez-vous réguliers tous les trois ans où l’ensemble des nations se réunissent pour faire le point sur l’avancée sur tous ces domaines. »
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Une conférence spécifique sur l’alerte précoce
Le patron de la société Predict Services précise qu' »il y a des accords entre les États qui sont discutés, mais c’est plus un suivi de la feuille de route, voir comment les choses avancent, et avec une spécificité, cette année, pour la première fois, il y a eu lundi et mardi une conférence spécifique sur ce qu’on appelle l’alerte précoce.«
« Puisqu’il y a deux ans, le secrétaire général des Nations Unies a fait le constat que moins d’un pays sur deux disposait de systèmes d’alerte précoce justement pour anticiper les risques et prendre des mesures de mise en sécurité. Il a fixé un objectif à tous ces organismes onusiennes. »
Un objectif fixé notamment à l’Organisation Mondiale de la Météo : « dire que dans cinq ans, tout citoyen de la planète doit être couvert par un système d’alerte précoce. Et là, c’était vraiment un état des lieux précis, pays par pays, de grandes orientations. Et donc pendant deux jours, les discussions ont été intenses sur ce sujet de l’alerte précoce. »
L’alerte est basée sur quatre pilliers
Alix Roumagnac détaille le principe de l’alerte, « c’est important, mais elle est basée sur quatre piliers qui sont la connaissance du risque, la préparation, comment on prépare les actions de mise en sécurité, le suivi, le monitoring, et puis la dissémination de messages et la mise en place de ces messages et la transmission des bonnes pratiques. »
Il ajoute « et c’est effectivement ces quatre piliers qui ont servi à bâtir Prédict, il y a maintenant bientôt 20 ans dans l’Hérault. Aujourd’hui, on a une activité qui est à la fois à l’échelle nationale, mais aussi à l’international puisqu’on accompagne aujourd’hui plus de huit pays dans le transfert de ces savoir-faire, le transfert de ces cultures. Et ça correspond exactement à ces orientations des Nations Unies, c’est pour ça qu’on a été là pour échanger sur les retours d’expérience dans ces différents pays. »
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