Le rhumatologue accusé de viols par trois de ses patientes condamné à cinq ans de prison

Reconnu coupable de viols sur deux femmes venues le consulter pour des douleurs dorsales, un médecin rhumatologue de 69 ans a été condamné samedi 31 mai 2025 à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, par la cour d’assises du Gard. Les faits remontent à près de vingt ans.

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La cour d’assises du Gard a rendu son verdict samedi soir. Après sept heures de délibéré, le docteur Benoît Coquoz, 69 ans, a été reconnu coupable de viols sur deux de ses anciennes patientes. 

Les faits jugés se sont déroulés entre 2003 et 2010 dans le cabinet nîmois du praticien. Deux femmes, venues consulter pour des douleurs dorsales, ont affirmé avoir été victimes de pénétrations digitales non consenties lors de consultations. La cour a retenu les accusations dans ces deux cas.

Une troisième plainte écartée

Trois patientes avaient porté plainte contre le médecin. La première avait effectué un signalement auprès de l’Ordre des médecins en 2003. Mais il a fallu plus de dix ans pour qu’une mise en examen soit prononcée, et près de vingt ans pour que l’affaire soit jugée. Un délai jugé excessif par les avocats dès l’ouverture du procès.

L’accusation a finalement renoncé à soutenir les poursuites dans l’un des trois dossiers. Cette plaignante avait reconnu avoir fait chanter le médecin pendant plusieurs mois, en échange de 75 000 euros pour ne pas déposer plainte.

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Lors de son réquisitoire, l’avocat général Dominique Sié a rappelé les règles du consentement en matière médicale. « Un acte intrusif doit être expliqué avant, pas pendant. Une main sans gant, c’est un contact direct, de peau à organe. Si ce n’est pas un acte médical justifié, c’est du sexe », a-t-il déclaré devant la cour.

Le docteur Coquoz a toujours contesté les accusations, affirmant avoir pratiqué des gestes médicaux légitimes. Une version que les expertises judiciaires n’ont pas confirmée.

Une semaine d’audience et de témoignages

Le procès, qui s’est tenu sur cinq jours, a débuté par l’examen de la personnalité de l’accusé, ainsi que par les rapports des experts psychiatres et psychologues. Les plaignantes ont été entendues en début de semaine, suivies jeudi des proches et anciens collègues du médecin.

Vendredi, les plaidoiries ont marqué la dernière journée d’audience. L’avocate de la défense, Me Manon Casteran, a plaidé l’acquittement, estimant que le dossier ne contenait « rien qui oriente vers une dimension sexuelle ».

Benoît Coquoz a été condamné à cinq ans de prison, dont trois avec sursis. Samedi soir, à la fin du procès, il a pu quitter libre le palais de justice ; il purgera deux ans sous surveillance électronique, sans incarcération immédiate.

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