À l’issue de l’enquête menée par la gendarmerie de Bédarieux, le parquet de Béziers a poursuivi trois hommes, considérés comme les organisateurs de la rave party d’octobre dernier, devant le tribunal de police de Béziers, qui a rendu son délibéré ce mardi 13 mai.
Trois des organisateurs présumés de la rave party de Castanet-le-Haut, dans les Hauts-Cantons biterrois, qui s’est déroulée du vendredi 25 au soir au mardi matin du 29 octobre 2024 ont comparu devant le tribunal de police de Béziers et ont été condamnés, ce mardi 13 mai, à des amendes et à plus de 42 000 € de dommages et intérêts.
Pour rappel, plus de mille « teufeurs » avaient pris possession du parc éolien de la commune durant près de quatre jours. « Au cours du week-end, près de 90 militaires de la gendarmerie de Béziers et de l’escadron départemental de sécurité routière étaient mobilisés », précise le parquet. Ils ont effectué de nombreux contrôles routiers et relevé les infractions à la législation sur les stupéfiants.
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160 infractions relevées
Ils ont ainsi consigné 160 infractions commises par des participants : 125 contraventions liées à la circulation et au stationnement, 10 usages de stupéfiants, 4 conduites sous drogue et 3 conduites en dépit de l’annulation du permis. Au petit matin du 29 octobre, 50 gendarmes ont mené une opération d’évacuation et « la totalité du matériel de sonorisation, dont 38 enceintes constituant un mur du son de 25 m3, un générateur et des véhicules de transport, ont été saisis ».
Sur les trois prévenus qui comparaissaient, un seul a reconnu être l’un des organisateurs de ce rassemblement. Pour autant, les trois hommes ont été condamnés. « Pour cette contravention de 5e classe, le tribunal de police a prononcé une amende de 1 200 € à celui qui a reconnu les faits, ainsi que quatre amendes supplémentaires de 100 € chacune pour les tapages nocturnes des quatre nuits successives ».
Le coût de la mobilisation des gendarmes
Le 2e suspect, qui avait déjà été condamné pour des faits similaires, en 2020, à Castres, a écopé lui aussi de 1 200 € d’amende et le 3e de 800 €. « Enfin, les trois prévenus ont été condamnés à verser solidairement des dommages et intérêts aux parties civiles : 21 897 € à la société gérant le parc éolien et 20 512 € à l’État – de manière inédite –, correspondant au coût de l’engagement de la gendarmerie nationale pour assurer la sécurité du site ».
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