Alors que le Stade toulousain s’est largement imposé face à Toulon ce samedi au Vélodrome de Marseille (16-50), le manager des Rouge et Noir Ugo Mola restait amer. Au micro de Canal+, il regrettait encore la défaite face à l’UBB, en demi-finale de l’Investec Champions Cup.
Il n’est rien de dire que Toulouse voulait se racheter. Une semaine après une élimination logique en demi-finale de Champions Cup face à l’UBB, le Stade toulousain était à Marseille. Ce samedi soir, les Haut-Garonnais ont été impressionnants pour terrasser Toulon, pourtant troisième du championnat (16-50). Malgré ce large succès, qui a en plus été acquis avec une équipe quelque peu remaniée, Ugo Mola ne parvenait pas à retrouver pleinement le sourire : « Le manager est resté scotché à dimanche dernier, soufflait-il au micro de Canal+ après la rencontre. On a encore quelques démons à sortir dans les semaines qui vont venir, parce qu’on n’a pas le droit de montrer un visage comme ça. Même si on a fait bonne figure la semaine dernière, on avait besoin de remettre les choses dans l’ordre ».
Intraitables, les Toulousains ont balayé des Toulonnais réduits rapidement à 14 après les deux cartons jaunes reçus par Baptiste Serin. Les Stadistes valident leur ticket direct pour les demies ud83eudd75
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— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) May 10, 2025
Ce groupe est meurtri
Pourtant interrogé sur le match face au RCT, Mola, visiblement très marqué par la défaite en Champions Cup, n’en démordait pas. Ce qu’il a vu ce samedi soir lui donnait même des regrets : « À 15 contre 14, le fait de tenir le ballon, de tenter, de jouer, d’oser et d’être plus audacieux… Ce sont des choses que nous n’avons pas faites la semaine dernière. On ne va pas y rester des années mais ça ne fait que conforter ma colère. Malheureusement, la semaine dernière, nous n’avons pas su trouver les bonnes clés. Mon discours n’a très certainement pas été à la hauteur de l’événement. On va continuer de se remettre en question parce qu’il ne faut pas qu’il y ait une réaction épidermique et plus rien derrière. Il faut qu’il y ait plus jusqu’à la fin. Il reste trois matchs de championnat, peu importe qu’on soit déjà en demi-finale, ce qu’on veut, c’est finir premiers. »
Avant de rejoindre Lyon le 20 juin, les Toulousains doivent encore jouer face au Racing 92, contre Lyon et à Perpignan. Trois matchs qu’ils ne comptent donc pas galvauder, malgré leur avance au classement et les quelques blessures qui polluent la fin de saison. Face à Toulon, c’est Romain Ntamack qui a dû laisser ses coéquipiers en raison d’une commotion cérébrale. « Ça fait quatre ou cinq saisons où il y a peu de trêves, peu de récupérations, poursuivait Mola. Ce groupe est meurtri, on perd encore du monde ce soir. Mais il y a des comportements de joueurs de rugby qui me paraissent quand même assez incroyables. » Toujours adepte de jolies phrases, le manager concluait sur celle-ci : « Ce sport est génial quand on le joue, pas quand on le regarde et qu’on laisse les autres le faire. »
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