Le site, qui emploie 200 personnes, et pilote tous les projets renouvelables (éolien et photovoltaïque) d’Europe, a inauguré un parcours pédagogique pour s’ouvrir aux scolaires et peut-être susciter des vocations.
« Une éolienne comme celle-ci peut produire l’électricité pour 5 000 personnes », répond le guide. En ce début de semaine, un groupe d’élèves de 4e du collège Henri-IV, à Béziers, inaugure le parcours pédagogique mis en place au sein des locaux du « centre de conduite et de supervision » d’EDF Renouvelables, à Colombiers. Il s’agit en fait d’une série de panneaux et d’ateliers interactifs permettent aux collégiens de mieux connaître l’éolien ou le photovoltaïque. Un investissement souhaité par la société afin de davantage s’ouvrir sur l’extérieur…
« Notre filiale est présente dans 25 pays et emploie 5 000 personnes au total », explique Bruno Fyot, le directeur général délégué venu spécialement pour l’occasion. Depuis ce discret site du Biterrois, où évoluent quelque 200 salariés, les installations en renouvelable de toute l’Europe sont pilotées et surveillées. « Ils reçoivent des informations sur la production, interviennent si une turbine tombe en panne ou ne produit pas. On a une équipe d’ingénieurs dotés d’outils d’analyse pour l’amélioration des fonctionnements », détaille encore Bruno Fyot.
Un centre identique à San Diego pour les projets d’Amérique du nord
« Et on a un centre identique à San Diego, aux États-Unis, pour les projets d’Amérique du nord. » Un atelier de maintenance et de réparation pour toutes les installations du sud de la France complète le site de Colombiers qui a été racheté par le spécialiste des énergies à la fin des années 2000.
« EDF aime bien faire de la pédagogie sur ses installations, on a voulu faire pareil. Avec ce parcours pédagogique, nous avons deux objectifs : permettre aux jeunes de comprendre les problématiques et les questions d’énergie, comment on produit du renouvelable, pourquoi est-ce une partie de la solution pour réduire la production de gaz à effet de serre. Et susciter des vocations, en particulier chez les filles, donner envie aux gens de nous rejoindre, présenter la diversité de notre activité », termine le directeur qui ambitionne d’organiser une visite scolaire par mois. « On n’a pas spécialement de difficultés à recruter mais on a de gros besoins. On prépare l’avenir. »
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