Airbus a réalisé de belles performances financières lors du premier trimestre 2025. Et malgré l’incertitude sur les droits de douane de Trump, l’avionneur européen a annoncé, ce mercredi 30 avril, qu’il maintenait ses prévisions et objectifs de 820 avions commerciaux livrés cette année.
Airbus se sent pousser des ailes. Hausse du bénéfice net, progression de son chiffre d’affaires, l’avionneur européen affiche de bons résultats financiers sur le premier trimestre 2025. Et en attendant la sortie de la zone de turbulences engendrées par les droits de douane de Donald Trump, le constructeur aéronautique maintient ses prévisions annuelles.
Un total de 793 millions d’euros pour les trois premiers mois de l’année 2025. Airbus a vu son bénéfice net augmenter de 33% par rapport à la même période de l’année. Et son chiffre d’affaires a également progressé pour atteindre les 13,5 milliards d’euros. Fort de ses résultats financiers du premier trimestre, Airbus a annoncé ce 30 avril maintenir ses prévisions annuelles.
« Nous maintenons nos prévisions, en excluant les droits de douane, qui ajoutent de la complexité et restent incertains quant à leur mise en œuvre, leur portée et leur durée, a indiqué Guillaume Faury, le patron d’Airbus. Nous surveillons et évaluons la situation de près, mais il est encore trop tôt pour en quantifier l’impact. » L’avionneur européen prévoit ainsi de livrer 820 avions commerciaux en 2025 contre 766 l’an dernier. Son carnet de commandes est plein : 8726 avions, ce qui équivaut à dix ans de production au rythme actuel des sorties d’appareil de ses lignes d’assemblage.
Interrogé sur les droits de douane voulus par Donald Trump, le patron d’Airbus n’a pas caché son souhait de les voir annulés ou compensés par des contre-mesures européennes. Et pour Guillaume Faury, son concurrent Boeing a aussi « intérêt à revenir à la situation sans droits de douane » en place depuis 1979 pour l’industrie aéronautique qui est très mondialisée. « Il est bon de garder à l’esprit que l’industrie américaine est un très grand exportateur dans le secteur aérospatial« , a-t-il ajouté lors d’une conférence téléphonique.
Début avril, Donald Trump a annoncé de très lourds droits de douane sur les importations aux États-Unis. Le président américain les a ensuite ramenés à un taux général de 10% sur tous les pays et à fixer la date limite du 9 juillet pour négocier des traités commerciaux. S’il n’y a pas de revirement du président américain sur le sujet, le patron d’Airbus a réaffirmé, ce 30 avril, que le surcoût devait être pris en charge par le client comme ce serait son cas s’il devait importer des composants pour sa ligne d’assemblage située à Mobile, dans l’Alabama.
En attendant, l’avionneur européen fait le compte des pièces et équipements disponibles sur chacun de ses sites. « Nous devons donc prendre quelques décisions logistiques à court terme, en fonction du niveau de stocks disponibles« , a déclaré Guillaume Faury. Ce lundi 28 avril, le consortium Airbus SE a annoncé la signature d’un accord avec l’un de ses fournisseurs Outre-Atlantique, Spirit AeroSystems. Il deviendra propriétaire des actifs industriels, dédiés à ses programmes d’avions commerciaux.
