À l’heure où les droits de douane, imposés par Donald Trump, menacent l’industrie aéronautique Française, c’est une bonne nouvelle pour Airbus. Il vient de conclure un accord définitif avec Spirit AeroSystems aux Etats-Unis pour l’acquisition d’actifs industriels dédiés à ses programmes d’avions commerciaux.
En pleine tempête, liée aux droits de douane, voulus par Donald Trump, Airbus SE va devenir propriétaire d’actifs industriels, dédiés à ses programmes d’avions commerciaux aux Etats-Unis. Le groupe a conclu un accord définitif avec Spirit AeroSystems.
C’est une excellente nouvelle pour le consortium européen, qui doit faire face à l’augmentation des droits de douane américains. Airbus SE vient de signer un accord avec un de ses fournisseurs outre-atlantique. Il deviendra propriétaire des actifs industriels, dédiés à ses programmes d’avions commerciaux.
« Airbus sera rémunéré par un versement de 439 millions de dollars de Spirit AeroSystems, sous réserve de certains ajustements à la clôture », déclare Airbus dans un communiqué, envoyé à la presse ce lundi 28 avril. De nombreux sites sont concernés par ce rachat.
À commencer par les Etats-Unis. Airbus va racheter les sections de fuselage de l’A350 sur le site de Kinston, en Caroline du Nord et la production des pylônes de l’A220 à Wichita, au Kansas. D’autres sites en Europe et au Maroc vont tomber en partie dans le dans le giron du consortium européen. Il s’agit des sections de fuselage de l’A350 à Saint-Nazaire, en France, des composants de l’A321 et de l’A220 à Casablanca, ou encore de la production des ailes de l’A220 à Belfast.
Airbus signs agreement with Spirit AeroSystems, takes on production of A220 wings in Belfast; and
the production of the A220 mid-fuselage in Belfast (unless Spirit can sell fuselage production to a suitable buyer) https://t.co/Db0P3bht30— Geoff McGimpsey (@geoffmcg) April 28, 2025
Airbus va également acquérir la production de composants d’ailes pour l’A320 et l’A350 à Prestwick, en Écosse. Le montant de l’indemnisation a été ajusté pour refléter ce périmètre de transaction révisé, conformément aux dispositions de l’accord contraignant annoncé le 1er juillet 2024.
« Avec cette opération, Airbus vise à assurer la stabilité de l’approvisionnement de ses programmes d’avions commerciaux grâce à une stratégie plus durable, tant sur le plan opérationnel que financier, pour les principaux lots de travaux d’Airbus« , précise le communiqué. La clôture de la transaction et le transfert officiel des opérations sont prévus au troisième trimestre 2025, sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires.
En juillet 2024, l’avionneur américain Boeing avait annoncé le rachat de son ancien sous-traitant Spirit AeroSystems pour 4,7 milliards de dollars. L’acquisition intéressait directement Airbus. Le constructeur européen avait donc envisagé de reprendre une partie des activités de l’équipementier.
Airbus a également conclu un protocole d’accord avec Spirit AeroSystems, aux termes duquel Airbus s’engage, entre autres, à fournir à Spirit AeroSystems des lignes de crédit sans intérêt d’un montant total de 200 millions de dollars, qui seront utilisées par Spirit AeroSystems pour soutenir les programmes Airbus.
