La sécurité du stade de Montpellier a empêché les supporteurs de l’Usap d’introduire certains drapeaux et tambours dans le GGL Stadium. Évidemment, les Catalans n’ont pas apprécié. Explications.
Le match entre Montpellier et Perpignan a vécu une polémique en coulisses. Les supporteurs catalans se sont fait « confisquer » une partie de leur matériel, notamment les tambours et certains grands drapeaux. Ceci a eu une certaine influence sur une rencontre qui se déroulait à Montpellier mais dans un stade garni par une grande partie de supporteurs de Perpignan. Évidemment, on a senti une certaine amertume chez les Usapistes que nous avons croisés aux abords du stade. Écoutons Thomas, du club des Trabucayres. « On nous a pris nos drapeaux et nos tambours. On ne nous respecte pas. On nous méprise. Et ça pourrait amener à des comportements irrespectueux car il y a un peu de répression et c’est un peu décevant de voir ça dans le rugby. Nous n’avons jamais de problèmes dans les stades du Top 14, sauf ici aujourd’hui. On a l’impression qu’on a voulu nous mettre des bâtons dans les roues. C’est dommage car c’était quand même la journée des derbys. Les fan days, comme on dit. Les jours de fête où tout le monde se mélange. »
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Montpellier rejette la responsabilité sur l’Usap
Du côté du club de Montpellier, un responsable s’est défendu en nous expliquant que c’était au club adverse de faire une demande pour les drapeaux et les tambours, chose qui n’aurait pas été faite. Donc quand les Catalans sont arrivés, les responsables de la sécurité du stade ont laissé entrer certains supporteurs catalans avec leurs bannières, mais auraient retenu les drapeaux les plus grands et le matériel le plus imposant. Toujours d’après l’état-major du MHR, le club de l’Usap s’est excusé par message à 16 h 31 par message et ses responsables auraient reconnu que c’était de leur faute. « Il y a un règlement dans notre stade et ils le savaient », nous a confié un responsable.
François Rivière : « C’est regrettable ! »
Nous avons réussi à joindre François Rivière, président de l’Usap. « Je me concentre d’abord sur la situation sportive et sur le trou de souris dans lequel on pourrait passer pour se maintenir. Mais je tiens à dire ceci : oui, les clubs font leur propre police. Et je n’aimerais pas qu’on vienne dire ce qu’on doit faire à Aimé-Giral. Mais quand même, soyons sérieux : déclarer que des mâts de drapeau ne sont pas aux normes… Si on continue comme ça, on va avoir un rugby lyophilisé. En plus, je suivais le bus des joueurs avec ma voiture et j’ai vu l’entrée au stade avec un système énorme de barriérage pour empêcher les supporteurs de s’approcher. Un système bien plus fort que l’an dernier. C’est exagéré. Alors quoi ? On ne veut plus de supporteurs. Mais s’il n’y a plus de supporteurs, si on tue l’engouement, il n’y aura plus de retransmissions télévisées. En plus, je pense que Perpignan a l’un des meilleurs publics de France, il y avait presque plus de Catalans que de Montpelliérains dans le stade. »
Questionné sur l’absence possible de déclaration de son club, le président nous a dit ne pas être au courant car il ne s’occupe pas de ce genre de dossiers. « Mais franchement, saisir des tambours et casser des mâts de drapeau, si je suis gentil, je dis que c’est regrettable. Si je suis fâché, je dis que c’est ridicule. Je dis ça d’autant plus librement que j’avais appelé sur facebook à rester très prudent avec les fumigènes. C’est indispensable. Mais si on interdit tout, on s’éloigne de l’esprit du rugby. »
Puis Jean-Marc Pastouret, président du club de supporters des Barretines nous a répondu qu’il avait été surpris de voir des supporteurs de Montpellier avec des oriflamments imposants aussi gros que ceux qui ont été saisis (photos à l’appui). « Eux sont passés, et on nous a répondu : « Ils sont chez eux ! » .Je n’irai pas plus loin, mais je ferai observer que les Catalans, se sont bien comportés, malgré la défaite. »
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