Préparer l’alimentation de demain face au réchauffement climatique, c’est l’objectif du Pôle Agro Biosciences, qui vient d’être inauguré sur le site de l’INRAE à Toulouse. Un site unique qui permet aux chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants et professionnels des secteurs de l’agronomie et de l’écologie de partager leur travail.
C’est un pôle d’excellence en matière de recherche sur les plantes et leur évolution face au changement climatique. Le Pôle Agro Biosciences vient d’être inauguré sur le site de l’INRAE à Toulouse, en Haute-Garonne.
Étudier l’évolution des plantes dans un contexte de réchauffement climatique, au tout nouveau pôle d’Agro biosciences de l’Institut national de la recherche agronomique de Toulouse, une course contre la montre est engagé. Six laboratoires ont décidé de se réunir sur un même site pour accélérer la recherche en sciences végétales et la transition agroécologique.
🌱 #Agrobioscience | La recherche sur les plantes a son pôle d’excellence à Toulouse !
📆 Le nouveau bâtiment du pôle agro-biosciences B de la Mission Agrobiosciences, situé au sein du centre de recherche de l’INRAE , a été inauguré en présence de Pierre-André Durand, Préfet… pic.twitter.com/OB6n4Pe1xm— Préfet d’Occitanie et de la Haute-Garonne (@PrefetOccitanie) April 4, 2025
« L’idée c’est quand même de découvrir des mécanismes, de comprendre des phénomènes d’interaction des plantes avec leurs microbiomes associés, pour en tirer des process de sélections variétales, qui soient plus adaptés à d’autres types d’agriculture et notamment l’agroécologie », explique Christophe Roux, directeur de la Fédération de Recherche Agro biosciences, Interactions et Biodiversité.
À terme, il s’agit de trouver de nouvelles stratégies pour nos cultures, comme ici avec ces champs de blé expérimentaux. Des chercheurs étudient les interactions de la plante avec des champignons mycorhiziens arbuscules, des micro-organismes du sol qui pourraient aider le blé à compenser les effets de la hausse des températures.
« Les plantes en interaction avec ce micro-organisme ont plus résistance au stress hydrique », affirme Benoît Levebre, directeur de recherche à l’INRAE. « Ça va aussi permettre de diminuer la quantité d’intrants, la fertilisation azotée, phosphatée, ou les produits pesticides, parce que les plantes en interaction avec ce micro-organisme sont aussi plus résistantes aux maladies ».
Des recherches fondamentales pour le devenir de nos végétaux, qui sont désormais réunies dans ce bâtiment flambant de neuf. Objectif, créer des synergies scientifiques entre chercheurs, enseignants et étudiants. Inaugurée ce 3 avril, cette plateforme de 3000 m2 est un outil de recherche de pointe pour nos agriculteurs.
« Nous sommes en plus dans une région qui est une des plus touchée par le changement climatique et qui au surplus accueille énormément de nouveaux habitants chaque année », précise Pierre-André Durand, préfet de la Haute-Garonne. « Donc, on voit bien qu’il y a des adaptations à réaliser et elles ne peuvent se réaliser qu’en étant fortement assis, accompagnés, adossés à de la recherche ».
Ce pôle de recherche a coûté 12 millions d’euros. Inscrit dans le cadre du plan Campus, il devient un pôle universitaire d’excellence en France.
