Pour Thomas Ramos et ses partenaires, l’heure des phases finales a sonné. L’arrière international se projette sur ces rencontres couperet qu’il aime tant et qu’il va falloir aborder, cette fois, sans l’iconique demi de mêlée. Le numéro 15 rouge et le noir croit dans les ressources du groupe pour rester compétitif.
Dans quel état d’esprit abordez-vous cette première rencontre éliminatoire de la saison ?
J’espère qu’on va monter en intensité et en volume, au niveau de notre jeu, par rapport à ce qu’on est capable de produire. Il y aura une belle équipe en face avec de gros joueurs, des internationaux anglais, un gros pack. On a à cœur d’élever notre niveau et de faire un gros match parce que ça ne s’annonce pas facile. Tout le monde est conscient de ça et a hâte d’être à dimanche pour pouvoir répondre présent.
Avez-vous déjà l’impression que le groupe a haussé le curseur en termes d’intensité, d’énergie ?
Oui, forcément. Après, là, c’est une semaine longue et on aimerait que le match arrive plus vite. Mais oui, dans l’intensité des entraînements, que ce soit mardi ou même encore cet après-midi (jeudi), on sent que tout le monde est concentré. Comme il y a très peu de blessés, en plus, il y a beaucoup de monde pour jouer ce match-là, d’autant plus qu’il est spécial. On voit que ça y est : on entre dans une période qu’on aime tous et qu’on a tous envie de vivre.
Les 8èmes de finale de Champions Cup, à la loupe \ud83d\udd0d
Avec six équipes françaises sur le pont dans la reine des compétitions européennes, le week-end s’annonce mouvementé. Voici quelques éléments à avoir en tête avant ces beaux moments de rugby. pic.twitter.com/WVbTHtuvur
— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) April 3, 2025
Ugo Mola parlait de l’émulation due à la montée en puissance de jeunes joueurs. Comment la ressentez-vous ?
Plus il y a de monde qui peut jouer le week-end et plus il y a de joueurs qui sont au niveau, plus ça nous donne envie de continuer à nous entraîner, à progresser, à être performants. Si on est moins bien, on sait qu’il y aura quelqu’un derrière qui jouera à ta place. C’est tant mieux pour le club et ça donne du choix au staff. On est tous passés par là, notamment quand on vient de la formation toulousaine. On est tous arrivés jeunes et on a tous grandi avec cette façon de fonctionner, avec des jeunes qui poussent et parfois qui rongent leurs fins. Mais, à partir du moment où ils ont l’opportunité de jouer, on voit tout de suite leur potentiel. Cette année encore, l’équipe a réalisé des doublons magnifiques. Ça veut bien dire que notre effectif est, au-delà de grands joueurs, rempli de talents chez les jeunes. Et tant mieux pour la suite, parce qu’au bout d’un moment, nous, on partira et ça sera forcément à eux de prendre la suite.
Ce week-end, vous évoluerez au Stadium. Qu’est-ce que cela change dans votre approche ?
On sait que quand on va là-bas, c’est qu’il y a un gros match. Ça l’est ce week-end puisque c’est un match à élimination directe. Lorsqu’on se déplace au Stadium, on a cette envie de faire encore plus que ce qu’on est capable de faire à Ernest Vallon. Et, avec 15 000 personnes en plus, l’ambiance est encore meilleure que ce qu’on peut connaître d’ordinaire. On aime aller là-bas mais je me dis que trois fois dans l’année, c’est très bien. Comme ça, on sait ce que ça vaut d’y jouer.
L’absence d’Antoine Dupont pour ces phases finales est inédite et a forcément un impact. Comment l’appréhendez-vous ?
On est tous conscients qu’il manque certainement le meilleur joueur de notre groupe. Et certainement l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur joueur du monde actuellement. C’est un beau défi pour nous, joueurs, de se dire : “OK, on n’a pas Antoine ; maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?” C’est sûr que si on perd et qu’on dit “on n’avait pas Antoine”, c’est l’excuse trop facile. Il y a encore quatre demis de mêlée avec nous : Paul (Graou), Naoto (Saito) et les deux jeunes derrière (Simon Daroque et Nathan Llaveria). Le groupe a totalement confiance en ces quatre joueurs. Paul, depuis son arrivée au Stade, n’a fait que montrer sa progression. Naoto, sur ses derniers matchs, a montré qu’il était aussi capable de jouer 80 minutes avec nous. Avant tout, on est tous tristes et désolés pour Antoine. De notre côté, c’est sûr que ça va être un défi de montrer ce qu’on est capable de faire sans Antoine. Connaissant un petit peu son caractère, il serait certainement énervé que notre première excuse, ce soit de dire qu’il n’est pas là. Ne serait-ce que par rapport à lui, la première des choses est de tout donner pour aller le plus loin possible dans cette compétition. Et, forcément, dans les deux compétitions.
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