La compagnie de cirque aérien Des hommes qui portent et des femmes qui tiennent est en résidence de création au Théâtre des Franciscains pour son nouveau spectacle, « Airlines » qu’elle présente ce samedi 5 avril, à 19 h.
Qui a dit que la curiosité était un vilain défaut ? Sûrement pas Morgane Lenzi et Kurtis Garcia, les deux interprètes de la compagnie Des hommes qui portent et des femmes qui tiennent, actuellement en résidence au théâtre des Franciscains pour leur prochain spectacle Airlines et qui ont fait face, ce jeudi 3 avril, au feu roulant des questions des CM1-CM2 de Floriane Marza, de l’école des Oiseaux.
« Est-ce que vous avez parfois le vertige ? » « Comment vous faites pour jouer le spectacle dehors ? » « Qui est-ce qui fait les costumes ? » « Est-ce que vous arrivez à vivre de votre travail ? » « Est-ce que vous avez des vacances ? » Avec patience et amusement, les deux artistes circassiens, spécialisés pour elle dans le cerceau aérien et pour lui dans les sangles et l’accrodanse, ont étanché la soif de savoir des écoliers, institués comité de pilotage.
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Une légèreté qui demande tant d’efforts
Leur toute nouvelle création raconte comment un aigle va apprendre à un tigre à voler. « L’idée est née du contraste entre le ressenti des spectateurs qui trouvent, lorsqu’ils voient nos spectacles, que les disciplines aériennes sont poétiques et empreintes de légèreté quand elles nous demandent des efforts difficiles, répétés et intenses », sourit Morgane Lenzi. Toute une chaîne de mouvements, invisibles à l’œil nu, qui demandent des heures et des heures de travail.
La particularité de la compagnie, c’est de mixer avec talent les arts du cirque et le monde de la danse, version breakdance. « On appelle ça l’hybridation du mouvement. Au début, on s’est demandé si on pouvait faire de la breakdance sur les sangles ou le cerceau, prolonge Kurtis Garcia. Comment faire pour que l’énergie de la rue et de la culture hip-hop irrigue notre travail aérien et nous amène à bouger différemment sur notre agrès ».
La dynamique de la culture de la rue
Véritable fil conducteur de la compagnie, cette culture de la rue « génère une dynamique qui crée du lien social. Elle fédère les générations, sans distinctions de classes sociales. D’ailleurs, on aime vraiment jouer nos spectacles en extérieur pour la proximité avec le public que cela procure ».
La sortie de résidence se fera au Théâtre des Franciscains, quand la première du spectacle sera jouée le vendredi 16 mai prochain, à la Cigalière à Sérignan.
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