Par deux fois, l’ingérable détenu a refusé d’être extrait de prison pour venir assister à son procès. Cette fois, il a été décidé de le juger hors de sa présence ce mardi 25 mars à Perpignan.
Alors qu’il était jugé à Narbonne en juillet 2023, il s’en était violemment pris à la procureure et au juge : « Tu vas voir la vengeance quand je sortirai, tu vas payer ». Il avait traité le président de « nègre et de sauvage » à qui il allait mettre « une grande tarte dans la gueule ». La procureure n’avait pas été épargnée, insultée de « crasseuse ». Le juge s’était constitué partie civile, un fait extrêmement rare, pleinement justifié par l’abjection de l’outrage.
Alors qu’il était emprisonné à Béziers, un différend avec un codétenu s’était terminé de manière sanglante, il l’avait tailladé au torse et au visage avec une arme artisanale. Transféré à Perpignan après l’incident, il était loin de retrouver la sérénité.
Il se trompe de date de libération et devient violent
Le 31 décembre 2023, l’homme incarcéré à Perpignan est persuadé d’avoir fini sa peine. Il avertit : « Je sors aujourd’hui ou ça va mal se passer ». L’officier accepte de le recevoir pour lui expliquer qu’il n’est libérable que bien plus tard. Il traite le capitaine de « mongol et gros débile ». Et, lorsqu’il est reconduit en cellule, il résiste de toutes ses forces, il finit par saisir un surveillant à la gorge, dans la lutte les deux hommes chutent au sol. Des renforts sont appelés, l’un des gardiens aura un doigt retourné : 2 jours d’ITT. Son collège s’en verra prescrire trois
En partie civile, Mes Castello et Py sont vent debout : « Ces surveillants demeurent maintenant dans la crainte d’une agression lorsqu’ils vont travailler. Que se passera-t-il quand le prévenu sortira ? Quelle est cette société où ce sont les juges qui doivent s’inquiéter de leur sécurité ».
Contre cet homme qui « ne prend aucunement conscience de la gravité de ses agissements », la procureure requiert 4 ans ferme et l’interdiction de paraître dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales durant 6 ans.
En défense, Me Etiévant ne peut que rappeler l’incongruité du comportement de son client. Et de citer le défenseur des droits : « Il est des individus qui ne sont pas assez fous pour être placé en hôpital psychiatrique et qui sont alors envoyés en prison ».
Le tribunal suivra à la lettre les réquisitions. L’homme est condamné à 4 ans ferme.
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