On revient ce mardi matin sur les incidents de dimanche à la Mosson. Un début d’incendie en tribune qui a entrainé l’arrêt du match entre Montpellier et Saint-Étienne qui menait 2-0.
Lundi matin sur « ici Hérault », le préfet François-Xavier Lauch a chargé le MHSC, coupable selon lui de laisser rentrer des supporters avec des fumigènes. C’est l’occasion de s’interroger sur les liens entre le club et ses ultras. On en parle avec un spécialiste, professeur de sociologie à l’école européenne de Luxembourg, Sébastien Louis.
Selon ce spécialiste, « la sécurité est mal assurée en France : les stadiers sont mal formés, sont mal payés pour faire un travail difficile. Donc plutôt que de dire qu’il y a une forme de complicité, il suffit tout simplement de penser, de réélaborer toute la sécurité autour des stades en France ».
Selon Sébastien Louis, « il suffit de regarder le modèle allemand ou le modèle danois, où justement on a des stadiers qui sont bien formés, qui sont payés, et qui ne sont pas des gens que l’on recrute au dernier moment ».
La violence fait partie du mouvement ultra, mais « ne représente que 1% des actions » des supporters
Concernant les supporters, si « la violence fait partie du mouvement ultra, elle représente à peine 1% de leurs actions », insiste-t-il. Le sociologue préfère mettre l’accent sur la fidélité des supporters : « Il y a des excès que l’on peut déplorer, que l’on peut condamner. Mais si l’on regarde le bilan, il est quand même assez incroyable : nous avons des jeunes gens, entre 20 ans et 30 ans, qui sont prêts à tout faire pour leur club, à le soutenir pendant 90 minutes, à faire des animations, des scénographies, à organiser des actions de solidarité, à organiser des marches. Ce sont les supporters les plus fidèles : lorsque le club va couler, ils seront toujours là. Si le club va en Ligue 2, ils seront toujours là, ils suivront le Montpellier Hérault partout. »
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