Une œuvre de l’artiste Montpelliérain Alexandre Cabanel a beaucoup de succès sur les réseaux sociaux. L’Ange déchu, exposé au Musée Fabre de Montpellier, attire des jeunes qui viennent parfois de loin pour se prendre en photo devant le tableau.
Une toile du musée Fabre à Montpellier fait le buzz sur les réseaux sociaux. L’Ange déchu du Montpelliérain Alexandre Cabanel est devenu une star sur Instagram. Des jeunes viennent, parfois de loin, se photographier devant le tableau peint il y a près de 200 ans. Certains vont même jusqu’à se le tatouer sur l’avant-bras par exemple. Il représente Lucifer au corps sculptural, devenu symbole de rébellion.
Pourquoi un tel engouement ? « Il parle aux jeunes et aux jeunes adultes parce qu’il a son côté adolescent, boudeur et body buldé, d’après Michel Hilaire, le directeur du musée Fabre. Cabanel est très jeune quand il fait ce tableau à Rome, il est pensionnaire de l’académie de France. Il a beaucoup regardé Raphaël et Michel Ange. Donc, il essaye de traduire son amour pour la peinture classique et la Renaissance italienne dans ce tableau, mais avec un côté assez sombre et romantique. Les jeunes veulent avoir la photo et viennent spécialement au musée, j’en ai été témoin. L’un d’eux, un Italien, le voyait circuler sur Instagram et TikTok. Il n’avait pas tellement regardé où il était, puis il a vu : musée Fabre à Montpellier, et le lendemain, il est venu. »
Sacha et Antonella, âgés d’une vingtaine d’années, sont venus de Nîmes pour l’admirer. « On voulait voir à quoi il ressemblait pour de vrai, c’est fou d’avoir une œuvre comme celle-là exposée à Montpellier, confie Antonella. L’anatomie du corps est juste parfaite. Cela représente à la fois la colère, la vengeance, la haine. On l’a beaucoup vu sur les réseaux sociaux ou dans des séries TV, et du coup tout le monde en parle. »
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