Une famille afghane est toujours sans solution de logement stable à Montpellier. Depuis plusieurs semaines, les parents d’élèves de l’école Jules-Verne (quartier des Beaux-Arts à Montpellier) se mobilisent pour l’aider. Ils se rassemblent ce samedi 15 mars à 14h30.
Une nouvelle mobilisation des parents d’élèves de l’école Jules-Verne, quartier des Beaux-Arts à Montpellier. Ce vendredi 14 mars 2025, ils ont occupé l’école avec une famille afghane de huit personnes (deux adultes, six enfants) qui dort à la rue depuis plus de six mois. Les enfants sont scolarisés à Montpellier. Après un premier rassemblement à la maison pour tous Frédéric-Chopin au début du mois de mars, des parents d’élèves et habitants du quartier manifestent ce samedi 15 mars 2025 à 14h30. Une marche entre l’école Jules-Verne et la place de la Comédie.
Contenus de la page
La mairie de Montpellier a depuis été alertée
La mairie a été mise au courant de la situation de cette famille. « Elle était en actualisation de sa situation administrative, mais sans solution d’hébergement, explique Véronique Brunet, adjointe au maire de Montpellier en charge de l’Éducation. Depuis lundi, le CCAS a totalement régularisé le dossier de cette famille en terme administratif avec la préfecture en déposant une demande de rapprochement familial. Cette famille est afghane. Les papiers sont déposés sur la plateforme correspondante. La situation administrative est en passe de se régler, mais cela prendra un certain temps. Et à partir de là, la solution d’hébergement sera proposée par les services de l’État. Néanmoins, et en attendant, les travailleurs sociaux travaillent à une solution transitoire avant l’hébergement qui sera proposé à cette famille. »
La mairie de Montpellier dit tout faire pour aider cette famille. « Nous faisons de notre mieux, par rapport à notre politique forte des logements les plus faibles et des plus précaires, assure Véronique Brunet. Nous sommes aux côtés des plus fragiles dans toute la ville. »
Un gros élan de solidarité
Mais pour Muriel Kosman, porte-parole du collectif Jules-Verne Solidarité, ce sont surtout les associations et parents d’élèves qui se sont mobilisés. « Ce n’est pas vraiment une réponse des pouvoirs publics, on nous a demandé de payer un hébergement à l’hôtel avec la cagnotte pour les quelques jours qui arrivent, on voit quand même que les pouvoirs publics sont très désarmés, quel que soit l’échelon. »
La famille a dormi dans une salle de l’école Jules-Verne la nuit du vendredi au samedi, comme depuis plusieurs jours. Une solution d’hébergement provisoire a été trouvée par une association, solution qui, pour Muriel Kosman, n’est pas non plus optimale. « C’est une solution que la famille ne peut pas refuser, cela leur a été présenté comme cela. Je pense que cela génère de l’inquiétude, parce que ce n’est pas pour tous les membres de la famille, les deux ainés (des jumeaux de 18 ans) ne pourront pas y aller, et ça a l’air de les inquiéter un petit peu. Ils ont peur de devoir retourner à la rue ensuite, c’est leur grande hantise. »
La famille pourra s’installer dans ce nouveau logement d’ici au milieu de la semaine prochaine.
.
