Depuis un an en Occitanie, les infirmiers et les infirmières qui ont suivi une formation peuvent délivrer des certificats de décès à la place des médecins. Dans le département de l’Hérault, 580 certificats de décès ont ainsi été signés par des infirmiers depuis un an.
C’était pour répondre au manque de médecins dans certaines zones et à la détresse des familles face à la mort d’un proche : depuis un an, les infirmiers et infirmières de l’Hérault qui ont suivi une formation et qui ont au moins trois ans de métier peuvent délivrer des certificats de décès. Une expérimentation qui porte ses fruits puisque dans l’Hérault, 580 certificats de décès ont été établis de cette manière depuis un an.
Pour Nathalie Bigeon, la présidente de l’Ordre des infirmiers de l’Hérault, cette expérimentation, qui se termine d’ici quelques semaines, devrait finalement être pérennisée dans toute la France. « Sans acte de décès, les services funéraires ne peuvent pas intervenir, ce qui veut dire que certaines familles se retrouvaient parfois avec le corps de leur proche pendant 24 heures, le temps qu’un médecin puisse se déplacer. »
Ce ne sont pas les familles qui appellent directement les infirmières, elles sont contactées par le SAMU ou les forces de l’ordre et peuvent intervenir aussi bien à domicile qu’en Ehpad, mais pas lorsqu’il s’agit d’une mort violente ou de la mort d’un enfant.
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