“Mustafa, chéri je t’aime, chéri je t’adore”, une chanson traditionnelle égyptienne devenue un tube international
Alberto Staïffi, de son vrai nom Albert Darmon, avait quitté l’Algérie pour Paris dans les années 50. Il chantait dans un cabaret oriental, c’est là qu’il rencontre Sydney Bechet et que son aventure commence.
Le 1er 45 tours que Staïffi sort chez Vogue est une reprise inattendue d’un succès du clarinettiste américain, “les onions” version arabisante… Le style “francarabe” plait beaucoup alors Staïffi va reprendre des titres de Tino Rossi, Line Renaud, et des airs de jazz avec des instruments et des arrangements orientaux.
MUSTAFA (chérie je t’aime chérie je t’adore) – Staiffi et ses Mustafa’s
En 1960, c’est la consécration avec cette chanson “Mustafa”sur laquelle tout le monde danse, un succès qui amène l’artiste jusqu’à l’Olympia ! On l’appelle « Le sultan du Cha cha cha oriental ».
L’énorme succès de la chanson en pleine guerre d’Algérie va lui valoir des déboires, l’OAS soupçonnant l’artiste de porter la voix du FLN à travers ce titre ! Menacé, Staïffi retire le titre de son répertoire. Il sortira encore quelques disques avant de se quitter le show-biz.
Dans les années 70, Albert Darmon s’installe à Frontignan, puis à Montpellier : Il travaille dans un magasin de jouets du Polygone dont il deviendra le directeur.
Alberto Staïffi s’est éteint à Montpellier le 14 février dernier, il avait 97 ans. Plusieurs de ses chansons ont été reprises sur des compils dans les années 2000.
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