Internationale française depuis des années, la libéro des Béziers Angels Manon Bernard espère que son équipe parviendra à se qualifier pour les playoffs de Saforelle Power Six.
Même en dehors des rencontres, où elle arbore fièrement le maillot rose des Angels, Manon Bernard porte sur son sweat le logo du club biterrois. Aux halles de Béziers, elle n’a pas dérogé à la règle du « café avec », mais « sans sucre », telle une vraie sportive de haut niveau. Toute internationale française qu’elle est, avec de nombreuses sélections depuis 2018, la libéro est une personne « normale, qui aime faire des choses simples ». Elle apprécie « se cuisiner de bons petits plats, lire et aller sur la plage ». Un plaisir qu’elle essaie de s’accorder le plus souvent possible, elle qui est originaire de la région parisienne.
Tout est allé très vite pour Manon Bernard, qui a commencé le volley à l’âge de 10 ans, avant d’intégrer le pôle France à Paris, puis de débuter très jeune, « triple surclassée », en première division, sous les couleurs de Vandœuvre Nancy, où elle a évolué pendant sept ans. Après de brefs passages en Allemagne, à Mougins puis à Chamalières, elle est arrivée à Béziers en début de saison dernière. « Après le sacre en coupe de France, j’avais la perspective de jouer une coupe d’Europe, souligne-t-elle. Puis c’était un club qui allait me permettre de passer un cap, avec des objectifs de haut de tableau. »
« Les infrastructures sont incroyables »
Des objectifs toujours d’actualité, malgré une intersaison mouvementée – avec l’arrivée d’un nouveau coach qui est ensuite reparti, et un effectif remodelé à plus de 80 % – et un début de saison en deçà des attentes. « Nous avons un super groupe, très soudé, avec qui il est très plaisant de travailler, indique Manon Bernard. Fabien Simondet est revenu avec beaucoup d’énergie, il a été clair d’entrée en nous disant qu’on jouait la qualification en playoff et qu’on allait se qualifier car nous avions les qualités pour le faire.«
Et depuis le retour de Fabien Simondet, à la fin de l’année 2024, les Biterroises sont revenues dans le top 8, et sont en course pour la qualification. Des résultats plus en adéquation avec la stature du club. « Béziers est un gros club, implanté en France depuis des années, avance la sportive. Les infrastructures sont incroyables, nous avons des conditions d’entraînement géniales. Surtout, je pense que l’on a le meilleur public de France, avec une bandas qui nous pousse. Je me souviendrai toujours du match face à Porto l’année dernière, l’ambiance était incroyable. »
Aujourd’hui âgée de 30 ans, la volleyeuse a déjà commencé à réfléchir à l’après. Titulaire du concours de l’Éducation nationale, elle envisage de devenir professeur des écoles. « Je ne sais pas si cela sera dans un, deux ou trois ans, mais cela approche, oui, » sourit-elle. Elle garde d’ailleurs un lien avec le métier, puisqu’elle entraîne les – 11 ans du club chaque mercredi. Mais c’est avant tout pour « transmettre ma passion aux pitchouns. »
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