À un peu plus d’un an des élections municipales à Béziers, certaines forces politiques se mettent tranquillement en place. Y a-t-il des candidats officiellement déclarés ? On fait le point.
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1- Robert Ménard en route vers un 3e mandat
Le maire de Béziers Robert Ménard devrait briguer un 3e mandat. C’est en tous cas ce qu’il a affirmé au lendemain de la dissolution de l’Assemblée nationale. Dès sa réélection en 2020, il avait en effet affirmé qu’il ne se représenterait pas et qu’il soutiendrait la candidature de son épouse, Emmanuelle Ménard. Mais la dissolution a bousculé le calendrier et changé la donne. En juin 2024, la députée Emmanuelle Ménard, en se lançant dans une campagne express pour tenter – en vain – de défendre son fauteuil, avait annoncé qu’elle renonçait à sa candidature à la mairie… Pour l’heure, Robert Ménard n’a fait aucune déclaration officielle de candidature. Et cela ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois s’il s’en tient à sa stratégie de 2020. En tant que sortant, il a en effet peu intérêt à s’engager dans une longue campagne.
2- Le RN Julien Gabarron en embuscade ?
Le nouveau député RN de la 6e circonscription de l’Hérault, le Cersois Julien Gabarron, également responsable départemental du RN, encouragé par sa victoire face à Emmanuelle Ménard aux élections législatives, s’engagera-t-il dans la course aux municipales à Béziers ? Lorsqu’on lui a posé la question, il y a quelques semaines, il a répondu : « Je ne rejette pas l’idée mais il est beaucoup trop tôt. » Sa candidature ne serait donc pas une surprise, d’autant que le Rassemblement national semble avoir des ambitions dans le département. « On est toujours au stade de la réflexion, on consulte et on discute avec le national », confirmait-il, encore cette semaine.
3 – Thierry Matthieu a posé les jalons d’une candidature sans étiquette
Le conseiller régional Thierry Mathieu, sans étiquette, a posé les bases d’une candidature, lors de ses vœux à la population, en début d’année. Sans l’appui d’un parti, il a lancé un appel à tous ceux qui souhaitaient le rejoindre. Depuis plusieurs mois déjà, il travaille les dossiers et les axes d’un programme. Pour autant, sa candidature n’est pas officielle. En 2020, alors qu’il espérait l’investiture de la République en marche – qui a finalement été donnée à Pascal Resplandy – il avait décidé de jeter l’éponge.
4 – Un « Printemps biterrois » comme nouvelle union de la gauche
Le Printemps biterrois, ce nouveau mouvement d’union de forces de la gauche biterroise (EELV, PC, PRG…) est logiquement le prélude à une candidature qui ne dit pas son nom pour le moment. Porté notamment par Nicolas Cossange (PC) et Thierry Antoine (EELV), tous deux têtes de liste en 2020 et conseillers municipaux d’opposition, le Printemps biterrois promet une liste commune cette fois pour 2026. À noter toutefois que la section PS de Béziers n’a pas été associée à ce projet politique. Comment les logiques de partis s’inscriront-elles dans cette démarche ? Qui en sera le représentant pour les élections municipales ? Suspense.
5 – La France insoumise fera cavalier seul
La France insoumise a annoncé qu’elle présenterait une liste « d’union populaire » à Béziers, une liste « ouverte, populaire et républicaine, tournée vers la jeunesse et l’avenir de notre ville ». Si Magali Crozier, chef de file des Insoumis du Biterrois, déjà candidate aux municipales en 2020 aux côtés de Thierry Antoine (ils avaient totalisé 5,36 % des voix), puis candidate aux législatives pour la Nupes en 2022 et avec le Nouveau front populaire en 2024 (23,55 % des voix au second tour), a animé une conférence de presse sur ce sujet, elle a aussi indiqué qu’elle ne serait pas tête de liste. Alors qui pour incarner la France insoumise ? La jeune étudiante Wissad El Jarrari ? À suivre.
Au-delà de cet état des lieux à un instant T, demeurent d’autres interrogations : que feront le parti présidentiel, les Républicains, Reconquête… ? À n’en pas douter, les semaines et les mois à venir livreront bien d’autres rebondissements.
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