Le député du groupe Écologiste et social (ex-LFI), du mouvement L’Après, qui est né et a grandi à Béziers, est venu dans la cité de Riquet, ce mardi 25 février, pour « soutenir » le nouveau mouvement Le Printemps biterrois, réunissant des forces de gauche (EELV, PC, des socialistes, PRG, Picardie Debout, Place publique…) en vue des prochaines élections municipales.
L’espace le Local, impasse Jacques-Delhon, à Béziers, a accueilli, ce mardi 25 février, le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, du groupe Écologiste et social. Celui-ci est venu dire qu’il « approuve le processus du nouveau mouvement Le Printemps biterrois ».
Pour rappel, cette association a été créée au début du mois de février. Elle réunit différents représentants de la gauche du Biterrois (EELV, PC, une partie des socialistes, PRG, Picardie debout, Place publique…) qui travaillent « pour offrir une alternative politique à gauche et battre la droite et surtout l’extrême droite aux prochaines élections municipales. » Bref, pour battre Robert Ménard qui a annoncé se représenter pour la course à l’écharpe tricolore en mars 2026, et un potentiel candidat RN (qui pourrait être le député Julien Gabarron).
On y retrouve, entre autres, les deux conseillers municipaux d’opposition Thierry Antoine, tête de liste EELV-LFI en 2020, Nicolas Cossange (PC, tête de liste PC-PS-PRG en 2020), mais aussi le maire de Capestang, Pierre Polard et Marie Laloma, des Jeunes socialistes. Ceux-ci étaient présents, ce mardi, pour accueillir Alexis Corbière.
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« Robert Ménard n’est pas une solution pour la ville »
Alexis Corbière a fait remarquer que « Béziers est une ville intéressante sur le plan national. Ce qui va s’y dérouler est d’un grand intérêt. » Selon lui, « Robert Ménard n’est pas une solution pour la ville… », rappelant, entre autres, un taux de chômage qui reste élevé ou encore une réalité : « un enfant sur deux qui vit sous le seuil de pauvreté », avec « une bonne partie de Biterrois dont les conditions sociales n’ont pas changé. »
Et d’ajouter : « Le ménardisme est affaibli, l’extrême droite divisée », rappelant « la défaite d’Emmanuelle Ménard » (aux législatives) « qui ouvre une ère nouvelle dans la ville ».
Pour le député, il est clair que « si la gauche et les écologistes se rassemblent, on peut prétendre à la victoire ». « Nul ne peut gagner tout seul. Il faut l’unité, J’approuve donc le processus du Printemps biterrois », précisant que ce dernier « doit continuer à s’élargir. On reste ouvert.«
Cependant, il a mis lumière l’absence, au sein du Printemps biterrois, à ce jour, de certaines forces politiques – « Je considère qu’il manque du monde » – faisant référence, entre autres, à LFI ou à une partie des socialistes.
« Un lieu de réflexion pour fédérer et emporter les élections municipales »
Bien entendu, Thierry Antoine, Pierre Polard, Nicolas Cossange et Marie Laloma sont allés dans son sens, mettant en avant que les questions nationales, les sujets de discorde (les personnes sous OQTF, les crèches dans les villes, la corrida…) « n’ont pas lieu d’être ». « Le Printemps biterrois, c’est un lieu de réflexion, pour fédérer et emporter les élections, un outil pour travailler », a précisé Thierry Antoine.
C’est là que le bât pourrait blesser. N’oublions pas que le Biterrois et conseiller régional Thierry Mathieu, lui aussi, veut rassembler comme il l’a indiqué lors de ses vœux à la population en janvier dernier, appelant « toutes les bonnes volontés » à le « rejoindre, membres de partis ou pas », s’adressant aux « Républicains et humanistes qui ont envie de faire progresser Béziers ». Et que dire de LFI qui présentera un candidat ou d’une partie des socialistes biterrois qui attendent leur congrès national pour se prononcer…
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