Avant la partie face au Stade Français Paris, samedi après-midi (16h30), l’entraîneur varois Pierre Mignoni a évoqué en détail le retour à la compétition de son arrière international Melvyn Jaminet.
Comment se sent Melvyn Jaminet ?
Ça fait huit mois qu’il bosse. Je crois qu’il a assumé. Il s’est exprimé dans les journaux. Il a fait ce qu’il avait à faire. Il a assumé. Il a pris sa part de responsabilité. Il a payé. Maintenant, on va parler de rugby.
Comment avez-vous préparé son retour ?
Il y a eu plusieurs étapes. Vous les connaissez. Je pense qu’on a fait les choses dans l’ordre. C’était important que le groupe soit au cœur du projet, de la réhabilitation. Une fois que tout le monde a accepté ça au sein du groupe, que tout le monde a géré ça, on l’a fait bosser sur des blocs de trois semaines. On a été à son soutien, surtout pour l’aspect mental. Il a fallu être proche de lui. Il fallait aussi qu’il assume les sanctions en menant des actions. Il continuera d’en faire. Ce n’est pas parce que ça s’arrête, que tout s’arrête. Il va continuer à faire plein de choses à travers le rugby. Il a envie de continuer à mener cela. Maintenant, il a payé sa dette. Il faut laisser l’opportunité à Melvyn Jaminet d’être ce qu’il doit être : un joueur de rugby.
Appréhendez-vous son premier match ?
Je n’appréhende pas. On est avec lui, ensemble. Maintenant, c’est à lui de montrer. Il faut qu’il soit exemplaire. Comme tout le monde, il va être regardé. Il le sera un peu plus. Il le sait. Il doit assumer ça. On est là pour l’aider. Il faut parler de Jaminet pour ce qu’il doit être, un joueur de rugby.
A-t-il un sentiment particulier ?
J’en ai parlé avec lui. Ça restera entre nous. Il est juste heureux. C’est un jeune joueur qui va redécouvrir le haut niveau. Il a ce truc. C’est super. Maintenant, il faut qu’il gère ses émotions. On l’a préparé. Maintenant, on veut le laisser tranquille, laisser le rugby revenir. Il doit être là pour être ce qu’il est… un joueur de rugby ! Il est bien physiquement. Les entraînements ne remplacent pas les matchs. On va le gérer lors des prochaines semaines.
Vous l’avez préparé à gérer ses émotions. Comment avez-vous fait ?
Ça fait partie de mon rôle. On a souvent discuté. On est à son soutien. On a une aide extérieure également, notamment avec Pierre Dantin (consultant haute performance, NDLR). Il a aussi joué son rôle. Je ne peux pas tout vous dire, ce que l’on a fait ou pas. Ça reste ente nous. Je peux juste vous dire que l’on a été à son soutien. C’est aussi simple que ça.
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