« Je ne me suis pas enfui, j’ai fait mon devoir de citoyen » se défend Jordan Dartier, le maire de Vias

« Non je n’ai pas fui comme un lâche, comme certaines personnes veulent bien le laisser entendre. J’ai au contraire tout mis en œuvre pour éviter qu’une rixe dégénère et fasse davantage de blessés », explique Jordan Dartier, le maire de Vias, à « ici Hérault ».

Le gérant du café de la Paix de Vias vient de porter plainte, via son avocat, pour non-assistance à personne en danger. Il y a 15 jours, ce dernier accusait sur notre antenne le maire de Vias  de n’avoir rien fait pour stopper une altercation dont il avait été victime.

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Anthony a été agressé le 11 janvier 2025 dans son établissement, place du 14-Juillet. Trente jours d’ITT, 25 points de suture sur le crâne, le nez, la paupière et la cornée. Il pourrait perdre la vue d’un œil après avoir reçu un verre sur le visage et avoir été assommé par son agresseur avec une table sur la terrasse du café en face du sien. Le maire Jordan Dartier s’y trouvait avec des amis pour célébrer une naissance.

La victime, sa compagne et plusieurs témoins assurent que le maire, en état d’ivresse d’après eux, a fui en empruntant une petite ruelle pour se protéger ainsi que pour mettre à l’abri le suspect, le soustrayant ainsi aux forces de l’ordre. « Des propos calomnieux » répond le maire dans une interview à « ici Hérault ».

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Entretien avec le maire de Vias

ici Hérault : Pourquoi avoir décidé de réagir aujourd’hui alors que vous n’aviez pas voulu le faire il y a 15 jours ?

Jordan Dartier : À l’époque, je n’avais pas été entendu par les gendarmes et il était normal que je réserve mes premières déclarations à ceux qui sont à la recherche de la vérité sur ce qui s’est passé sur la place du 14-Juillet à Vias. C’est désormais chose faite. C’est pour cette raison que je ne suis pas opposé à répondre à vos questions aujourd’hui. J’ai été témoin de faits. Mais il n’y pas qu’une seule victime. Une autre à huit jours d’ITT suite à cette rixe sur la place du 14_Juillet. Je n’étais pas présent au moment de la première rixe dans le bar du gérant.

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Vous dites avoir été témoin d’une agression. C’est-à-dire ?

Oui uniquement la deuxième car la première, qui s’est déroulée dans le bar du gérant du café de la Paix, je n’y étais pas. J’étais dans le bar d’en face avec un groupe d’amis, en train de fêter la naissance de la fille de l’un d’entre eux. Nous étions en effet au l’Azur Bleu. Je n’en ai eu connaissance qu’après avoir quitté les lieux pour alerter les forces de l’ordre.

Et non, je n’étais pas ivre, comme j’ai pu l’entendre et le lire sur votre article. Quand c’est arrivé je buvais un café. Au pire, j’avais consommé deux bières au moment du repas. Je ne me suis enfui pour protéger un ami. Je suis seulement allé récupérer mon téléphone portable oublié dans ma voiture pour appeler la permanence de la police municipale.

« Je ne suis ni policier, ni gendarme, ni procureur de la République »

Qu’avez-vous vu précisément ?

Des personnes sont sorties du barre d’en face. Ils sont venus dans le café dans lequel j’étais, reprochant donc aux personnes qui étaient autour de moi d’ avoir commis des violences. Une rixe a alors aussitôt débuté. Le gérant voulait en découdre. Quand cette bagarre a éclaté, je n’avais pas eu connaissance de la première. Je ne savais pas que le gérant avait reçu un verre en pleine figure. Je l’ai appris bien après. J’ai vu le gérant qui avait le visage en sang. Il est arrivé en furie. Il s’est alors battu avec une personne du groupe.

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Et cette personne a le visage défiguré. Elle a aussi huit jours d’ITT. Et oui c’est vrai, quand j’ai vu que la situation dégénérerait, j’ai dit à ceux qui étaient à mes côtés de ne pas rester là, pour éviter un risque de réitération, de débordement encore plus important. J’ai alors quitté les lieux pour alerter les forces de l’ordre, comme je vous le disais. La gendarmerie m’a aussi demandé de ne pas rester et de ne pas revenir sur les lieux.

Vous dites que le gérant, qui a 30 jours d’ITT, s’en est pris à une autre personne que celui qui avait lancé le verre dans son bar ?

Oui, le gérant est arrivé en courant la tête en sang et il s’en est pris en effet une autre personne. Je ne connaissais pas les raisons. Je n’ai appris qu’après, comme je vous disais, ce qui s’était passé. Je ne me suis pas imaginé à cet instant ce qui s’était produit. Anthony avait les deux yeux ouverts et en effet, je l’ai vu aller à la rencontre d’une personne pas pour discuter, mais plutôt pour en découdre. Il était déterminé. Et en effet, cette personne n’est pas celle qui lui a lancé un verre.

Ces deux hommes avaient eu un différend au sein du bar d’en face, mais qui ne remonte pas à cet après-midi du 11 janvier. Je n’ai aucun grief contre ce cafetier. Je suis déjà allé manger avec mon conseil municipal chez lui, je n’ai pas d’a priori défavorable pour l’un comme pour l’autre.

Le gérant et son épouse, comme des témoins rencontrés par « Ici Hérault » assurent que vous avez fui par une petite ruelle, en voulant protéger votre ami suspecté de l’agression car vous aviez bu tous les deux.

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C’est entièrement faux. Je n’allais tout de même pas me mettre au milieu de la foule, tendre les bras, faire le Zorro, le policier ou le gendarme. Je ne suis pas élu pour cela. Si je vois une infraction, un délit, je fais appel à la police municipale. Ce que j’ai fait. Et elle est intervenue avec les gendarmes. Moi, j’ai rempli ma mission, comme d’ailleurs n’importe quel citoyen aurait pu, aurait dû, le faire. Et m’accuser d’avoir fui avec le suspect, c’est hallucinant. Je me pose évidemment la question : pourquoi de telles accusations à un an des élections municipales ?N’y a-t-il pas un intérêt politique quand on entend que l’on va porter plainte contre moi pour non-assistance à personne en danger ?

Est-ce qu’on voudrait donner une autre image de moi alors que j’ai toujours été transparent et rigoureux sur l’application de la sécurité à Vias ? Je m’interroge beaucoup. Comme je vous disais, j’ai appelé aussitôt la police municipale. Elle m’a dit de ne pas retourner sur place et de partir. Et non, je ne protège personne. Quand je suis allé à ma voiture pour appeler la police municipale, une personne du groupe m’a demandé en effet de la ramener chez elle. Je n’avais pas bu avec excès. On se trompe de procès dans cette affaire. Que les personnes qui ont commis des actes répréhensibles en répondent devant la justice et elles seront condamnées, si la justice estime effectivement qu’elles ont commis un délit.

Mais vous savez, dans cette affaire, il n’y a pas qu’une seule victime, il y en a au moins deux : le gérant du café, mais également un des clients du bar en face du sien qui a été tabassé par ce dernier, sans aucune raison. Et il s’en sort avec huit jours d’ITT, le visage marqué par des coups de poing et des griffures.

  • Témoin d’un événement dans l’ouest héraultais et l’arrière-pays héraultais, une info à passer, appelez le 04.67.06.65.42

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/je-ne-me-suis-pas-enfui-j-ai-fait-mon-devoir-de-citoyen-se-defend-jordan-dartier-le-maire-de-vias-8607513#xtor=RSS-124

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