Soulagé et satisfait de la victoire sur Montpellier dans un match délocalisé à Béziers, le manager toulonnais Pierre Mignoni, a estimé que son équipe avait fait preuve de sang-froid et de réalisme.
Vous êtes co-leaders du Top 14 ce soir, qu’est-ce que cela vous fait ?
Je suis content pour l’équipe déjà, pour les joueurs. Ce n’était pas un match facile ce soir, mais on a pris les quatre points. C’est une belle performance pour nous, forcément. Donc le classement est là, c’est bien, on est co-leaders. Mais il reste encore deux matchs avant la coupure d’un bloc. C’est une bonne chose pour nous.
Comment avez-vous vécu cette rencontre ?
Même si on est à 17-10 à la mi-temps, on n’était pas très satisfait de notre intensité sur la première mi-temps. On a fait des choses intéressantes, mais pas assez. Il me semblait qu’on était un peu dominés, par moments, ou trop souvent. Les joueurs ont très bien réagi en deuxième mi-temps. Ils ont été très efficaces. On a scoré quand il fallait. Même si on peut tuer le match quand ils ont le carton jaune, on ne le fait pas.
Qu’avez-vous dit à vos joueurs à la mi-temps ?
Rien de spécial. On est resté sur notre stratégie qu’on voulait mettre en place. Il ne fallait pas tomber dans un faux rythme ou dans une guerre d’énervement comme il y a eu en première mi-temps. Il fallait rester calme, il fallait rester solidaire, il fallait rester dans le travail et ne pas perdre d’énergie inutilement.
Cette performance est-elle le signe d’une forme de progrès ?
Pour moi, l’équipe progresse. Depuis la saison dernière, déjà. Montpellier, c’est une très belle équipe. C’est sûr que nous, on a un peu plus de vécu ensemble, on a un peu plus de stabilité. Et aujourd’hui, cela se voit davantage. Pourtant, cela n’a pas été simple pour nous. Je trouve qu’ils ont une équipe très solide. Comme vous dites, on ne s’affole pas, on essaie de rester très collectif, d’être tueur quand il le faut. J’ai trouvé des joueurs qui ne se sont pas trop affolés, malgré les temps faibles. Bravo à eux.
Dans une rencontre délocalisée à Béziers, c’est Toulon qui s’est imposé face au MHR. Les Varois ont été plus constants que les Héraultais et l’emportent donc de manière logique. Provisoirement, le RCT s’empare de la deuxième place.
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Les Montpelliérains nous disaient que vous aviez marqué des points assez facilement, alors qu’eux avaient eu beaucoup de difficultés…
Honnêtement, l’essai qu’ils prennent sur le coup d’envoi à la fin de la première mi-temps, c’est une erreur de leur part. On est très opportunistes, à l’image de Gaëlle Dréan. Il faut les marquer, ces essais mais c’est vrai que là, ce n’est pas construit du tout. Après, il me semble que les autres plutôt construits, bien menés. Et surtout, on a été, à mon avis, assez tueurs dans ces moments forts pour nous. Mais finalement pas assez, puisque nous n’avons pas décroché ce bonus offensif.
Comment aviez-vous évoqué le contexte de ce match délocalisé d’ici ? Est-ce que vous l’avez pris aussi comme un avantage ?
Quand on joue un match de phase finale, on est aussi sur terrain neutre. Effectivement, on savait que ce n’était pas leur maison. Peut-être qu’ils allaient manquer de repères. C’est vrai que ce n’est pas simple non plus, je pense, en termes d’organisation. C’est sûr qu’on savait qu’il y avait une opportunité pour essayer de les faire douter, en tout cas et de se servir un peu de cet environnement nouveau. Ici, on est à une terre de rugby. J’ai eu la chance de connaître, parce que j’ai joué quatre ans ici.
Vous êtes un peu moins impacté que des équipes comme Toulouse ou l’UBB. Avez-vous conscience d’avoir une carte à jouer durant cette période des doublons ?
Un peu moins impacté… oui et non. Parce qu’on a quand même pas mal d’internationaux français qui font la navette. On a aussi les Italiens et les Écossais… Donc, on est impacté. On essaye de caler un peu nos semaines aussi par rapport à l’équipe de France. Je ne dis pas qu’on est impacté comme Toulouse. Par contre, nous sommes impactés. Et on essaye en tout cas de se mettre à leur rythme pour que nos joueurs ne soient pas perturbés entre les jours de repos, les journées à haute intensité, etc… Par exemple, cette semaine, on va se mettre au rythme un petit peu de l’équipe de France pour récupérer nos joueurs normalement frais vendredi.
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