L’association « Les papillons » a été créée en 2020 par Laurent Boyer, victime de viol de la part de son frère dès l’âge de six ans. En 2023, elle a recensé près de 50.000 mots d’enfants victimes grâce à ces boîtes aux lettres disséminées un peu partout en France.
Ce dispositif a été mis en place dans 17 autres communes de l’Hérault. La première a été installée à Bessan en juin 2021. D’autres boîtes devraient suivre à Montpellier et d’autres communes héraultaises.
Les mots d’enfants récupérés dans les boîtes puis transmis à l’association
« Des psychologues vont analyser les mots utilisés dans la lettre et selon leur gravité y apporter une réponse. Donc, par exemple, si il s’agit de harcèlement scolaire, ils vont revenir vers l’établissement et leur faire des préconisations. Si c’est un cas ou l’enfant est en danger grave et immédiat, l’association va faire un signalement auprès du procureur de la République », explique Isabelle Stamm, référente de l’association « Les papillons » dans le département de l’Hérault.
Selon l’association, les enfants qui ont recours à ce dispositif ont le plus souvent entre 8 et 9 ans et il s’agit surtout de filles.« Ce sont des enfants qui n’ont pas encore de téléphones portables, qui n’ont pas accès aux numéros nationaux. Et donc pour eux c’est un moyen simple et concret de dénoncer des violences auxquelles ils seraient exposés. »
En moyenne, parmi les messages recueillis, 41% des enfants se déclarent victimes d’incivilités, 21% de violences physiques, 12% de harcèlement scolaire, 7% de violences sexuelles, 2% de violences psychologiques, et 1% de racisme.
Les quatre boîtes papillons installées à Lunel l’ont été devant la Maison Rousseau, le club Ados, le centre de loisirs du Lavoir et le complexe sportif Colette-Besson. Des personnes désignées par l’association y relèveront les messages déposés deux fois par semaine.
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