Capitaine de l’Espagne contre la Suisse et la Géorgie, le talonneur du Stade français nage forcément en plein bonheur après la qualification pour la Coupe du monde 2027 en Australie.
« C’était incroyable. L’équipe savait que nous avions besoin de nous qualifier après les deux disqualifications pour les deux derniers Mondiaux. Il y avait un poids important sur nos épaules. Au coup de sifflet final, c’était une incroyable joie. Dès le début de la rencontre contre la Suisse, nous étions convaincus que nous pouvions gagner et assurer notre place pour la prochaine Coupe du monde. Cependant, les Helvètes nous ont mis en danger sur quelques situations. Jusqu’à la fin, nous n’avons pas eu de relâchement. On a vraiment attendu la dernière action pour célébrer. C’est un groupe très talentueux qui a été récompensé. Plusieurs membres évoluent à un très bon niveau au quotidien, dans des clubs français notamment. Cela se ressent sur le terrain que certains sont habitués à côtoyer des joueurs exceptionnels et ça leur amène des qualités extraordinaires. Dans le vestiaire avant le match, j’ai dit à mes coéquipiers que nous étions à quatre-vingts minutes de jouer un rêve. Que nous ne jouions pas seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour toute l’Espagne.
Contenus de la page
En Espagne, le rugby prend de plus en plus en place
Pour revenir sur les deux moments très durs qu’a dû affronter la sélection en moins de dix ans, nous n’en avons pas énormément parlé. Ce n’est pas un sujet tabou mais je ne vois pas pourquoi on aurait parlé de ça avant une rencontre aussi importante pour notre avenir. Cela ne veut pas dire que ça ne nous intéresse pas, nous avons juste voulu nous concentrer sur notre aventure sans se rappeler les mauvaises nouvelles. D’ailleurs, avec tous les messages que nous avons reçus, nous avons réellement compris que c’était un très grand moment pour le sport espagnol dans son ensemble. Tout le monde est très fier alors je ne sais pas ce que l’on peut demander de plus. Dans notre pays, il n’y a plus que les « passionnés » qui nous suivent. Le rugby prend de plus en plus en place et nous sommes heureux de participer à son développement. Par exemple, les médias s’intéressent de plus en plus à nous.
On peut se mettre à rêver
Maintenant que nous sommes qualifiés, on peut se mettre à rêver. Dans un premier temps, notre objectif est d’arriver le mieux possible. Prenons l’exemple du Portugal en 2023 pour gagner de la confiance et avoir encore un peu plus de confiance en nous. Ce qu’ils ont fait montre que tout est possible donc on va tout donner.
Au niveau des équipes que j’aimerais jouer, je vais dire la France et l’Irlande. Pour les Bleus, c’est facilement compréhensible puisque je joue au Stade français. Ce serait spécial pour moi. Et ensuite, l’Irlande. Ne me demandez pas pourquoi mais j’ai toujours aimé cette sélection et son jeu. Du mouvement, du combat, de l’assurance… Ce sera un énorme défi de les affronter avec le maillot de l’Espagne sur les épaules. Nous avons encore un bon bout de temps pour réfléchir à ça ! »
.
