Une association héraultaise a besoin de votre aide. Elle s’appelle « Espoir pour un enfant », elle est basée à Saint-Jean-de-Védas et elle vient en aide aux enfants malades dans les pays d’Afrique. Sauf que depuis la dégradation des relations entre la France et l’Algérie, mais aussi avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso, il est devenu très compliqué pour les bénévoles d’intervenir sur place.
C’est ce que nous explique Michel Vinas, président de l’association. « Ça devient de plus en plus difficile, parce que notre plus gros contingent d’enfants soignés en France venait du Mali. Depuis qu’il y a eu les événements au Mali où les généraux ont pris le pouvoir, on n’obtient plus de visa. Tous ces enfants qui avant étaient soignés en France ne sont plus soignés. Quelques-uns le sont sur place au Mali, à Bamako en général. Mais il y en a quatre ou cinq, alors qu’avant, on en soignait une vingtaine par an. C’est la même chose avec le Mali, le Niger, le Burkina-Faso, on n’obtient plus les visas pour les enfants, on ne peut plus les soigner. On fait ce qu’on peut avec les moyens qu’on a et les événements qui se passent, on sait très bien que quand il y a la guerre dans un pays, il y a beaucoup d’enfants qui devraient être soignés, mais on ne peut pas intervenir. On se sent un peu impuissant, on subit les conséquences et surtout les enfants subissent les conséquences. »
« On n’obtient plus de visas pour les enfants malades »
Michel Vinas nous évoque notamment le cas d’Ayat, fillette algérienne de huit ans atteinte de malformation de la jambe et du pied. « C’était une enfant qui était venue se faire soigner en France, il y a déjà cinq ans de cela, qui avait besoin de revenir, et qu’on n’a pas pu faire revenir à cause de la covid. On a voulu la faire revenir en 2021, et elle n’a pas obtenu le visa à ce moment-là. Elle a donc été soignée sur place et opérée deux fois, ça nous a couté relativement cher, et ça n’a pas bien marché. Donc la famille d’accueil tenait beaucoup à ce qu’elle revienne en France. Le rendez-vous avait été pris, tout était prêt, et au dernier moment, on n’obtient pas le visa, à cause de la dégradation, je pense, des relations entre l’Algérie et la France. Le visa n’est pas non plus donné par le consulat de France. C’est dommage parce que je pense qu’on aurait pu la faire revenir et la faire soigner un peu mieux en France, mais on va essayer de la soigner sur place, en Algérie. »
Pour aider financièrement l’association, une braderie était organisée ce samedi 18 janvier 2025 au QG de Saint-Jean-de-Védas, au 7 ter rue Fon de l’Hospital. Les bénévoles en organisent une vingtaine par an. Vous pouvez aussi faire un don en ligne en cliquant ici.
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