Lors d’une fouille aléatoire qui a eu lieu mardi soir 14 janvier, à la prison de Béziers, les surveillants ont découvert entre autres un couteau avec une lame en céramique et une scie.
Ce mercredi 15 janvier, les surveillants de la prison de Béziers sont vent debout. Mardi 14 janvier, en fin de journée, lors de la fouille de la cellule d’un détenu, deux téléphones avec chargeurs, des écouteurs, une console de jeux et beaucoup plus grave, un couteau avec une lame en céramique et une scie, ont été découverts. De quoi mettre très en colère les surveillants.
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« On attend que l’un de nous soit blessé »
« On attend quoi. ? Qu’il y ait une prise d’otage, insiste David Parmentier du syndicat UFAP UNSa justice. Que l’un de nous soit blessé. Il se préparait un règlement de compte ? Nous n’en savons rien. Maintenant, si Gérard Darmanin, notre ministre, veut la paix dans les prisons, il faudra peut-être qu’il nous donne les moyens d’agir. Il doit travailler sur un cadre législatif qui nous donne le droit d’agir pour que les armes ne rentrent pas en détention. » Depuis 2009, une directive européenne interdit les fouilles à corps des détenus quand ils rentrent des parloirs. Et ce qui pose le plus de problèmes est que les lames en céramique sont totalement indétectables en passant par les portiques.
Une rixe avec un blessé par arme blanche
« Nous ne savons pas comment cette lame est entrée. Par le parloir, par un drone. Le résultat est qu’elle est là et que nous sommes menacés », ajoute encore David Parmentier. Le 18 décembre, une bagarre a éclaté entre détenu dans les allées qui mènent aux bâtiments. Deux bandes rivales de Perpignan, impliquées dans un trafic de stupéfiants se sont affrontées au sein de la prison de Béziers. Un homme a été sérieusement blessé à l’arme blanche.« Un jour, ce sera contre nous que ces armes vont se retourner. Il faut agir et vite. »
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