Des habitants de Grabels demandent un mur anti-bruit. Avec l’arrivée prochaine du dernier tronçon du LIEN, (liaison intercommunale d’évitement nord), le contournement nord de Montpellier, certains riverains craignent des nuisances sonores, dans une commune habituellement très calme. L’association « Arc Vert », qui regroupe des habitants des quartiers concernés (Pradas, Terrasses et Mas de Matour), s’est mobilisée ce samedi 11 janvier 2025 place Jean Jaurès, avec une exposition qui montre très clairement le problème.
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Sur la carte du projet routier, on distingue bien la maison de Jean-Pierre. Ce retraité habite Grabels depuis 34 ans. « J’habite juste là, à côté du LIEN, pointe-t-il du doigt. On s’inquiète du bruit qu’il va y avoir sur ce tracé. Quand on entend les bruits des travaux qu’il y a actuellement et que l’on voit tous ces camions qui risquent de passer, c’est inquiétant. »
Grabels est la seule commune dont les maisons sont voisines du LIEN. « On se sent totalement oubliés, regrette Francis Debladis, président de l’association Arc Vert. « Dans la conception de cette infrastructure, personne n’a pris en compte la dégradation de la qualité de vie des gens. Nous ne sommes ni pour ni contre le LIEN, nous sommes complètement neutres par rapport à ça, mais nous sommes pragmatiques : il se construit, et donc on demande à ce qu’il soit construit dans les meilleures conditions possibles, pour que les habitants ne soient pas inutilement pénalisés par cette route qu’ils n’ont pas demandée. L’esprit de notre action est d’intervenir dans le sens du bien commun. Il n’y a pas de raison que les habitants soient pénalisés, ils ont le droit d’être protégés, d’autant que ces quartiers étaient relativement calmes. »
2.000 habitants concernés par les nuisances
Jean-Marie Lebrun, membre de cette association, habite à 800 mètres du futur LIEN. Lui et 2.000 habitants seraient concernés par les nuisances sonores du LIEN. « Il y a eu des manifestations contre le LIEN, depuis des années. Ce n’est pas notre cas, puisque le LIEN est déjà là, et que les travaux du dernier tronçon ont déjà commencé. Mais nous souhaitons surtout nous protéger au maximum contre cette route. On demande donc un mur anti-bruit supplémentaire à un endroit où, étrangement, il n’y en a pas, alors que c’est tout près des maisons. Si on regarde bien le tracé, là où il y a une ou deux maisons impactées, il y a un mur anti-bruit. Mais pour Grabels, rien du tout ! C’est sur ces derniers 800 mètres qu’on demande un mur anti-bruit. »
Une pétition a été lancée pour demander ce mur anti-bruit, elle a recueilli un millier de signatures. Si le projet est validé, le mur coûterait plusieurs milliers d’euros au département de l’Hérault, en fonction des matériaux utilisés pour le construire. Mais pour l’instant, ces riverains disent n’avoir obtenu aucune réponse de la part des élus concernés. Au total, le coût du LIEN est estimé à 95 millions d’euros. Pour rappel, il devrait entrer en service en 2026.
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