Touché au ligament croisé droit du genou, le capitaine de Toulon Charles Ollivon, qui réalisait un début de saison de haut vol, laisse orphelin son club pour de nombreux mois.
Mardi, juste après avoir passé son IRM au petit matin, Charles Ollivon a pris le chemin du RCT Campus. Selon nos informations, le flanker ne s’est pas exprimé devant le groupe. Il est plutôt intervenu, d’une façon discrète, auprès de certains leaders du groupe. Sur la touche jusqu’au terme de cette saison, l’international français a rassuré sur son mental, pris les bons mots de ses camarades et amis, avant d’encourager ses coéquipiers à poursuivre le travail entrepris. Quelques heures plus tard, via Instagram, l’intéressé a écrit un petit mot : « Désormais, je suis à 200 % derrière l’équipe avant de pouvoir la rejoindre la saison prochaine. » Pour Toulon, l’aventure continue donc, mais sans l’un de ses principaux visages.
Treize mois auparavant, la bande à Mignoni avait été contrainte de faire sans Serin, touché à l’épaule droite. Durant cette période, les Varois avaient enchaîné les contre-performances. « C’est vrai, se remémore le double champion de France (1987 et 1992) Thierry Louvet. Avant tout, je veux penser à Charles et lui souhaiter un bon rétablissement. Sa blessure est ennuyeuse pour lui et pour notre club. Néanmoins, à mon sens, elle ne s’apparente pas à celle de Baptiste. Charles a un gros impact sur le groupe et le jeu, mais il n’a pas la barre. La conduite de jeu est tenue par la charnière. Je ne pense pas, et surtout je ne l’espère pas, que ça aura la même incidence. »
La question du capitanat
Quand bien même personne ne dispose du rapport poids, puissance, vitesse, saut du Grand Charles ? « C’est indéniablement un immense joueur, mais la concurrence est dense. À mon sens, il ne faut pas aller prendre un joker. Je ne pense pas que ça soit d’ailleurs l’idée de Pierre (Mignoni). Il y a du réservoir notamment chez les jeunes avec les petits Coulon et Le Corvec. Il y a encore des plus jeunes qui sont après eux. C’est leur moment, ils doivent taper à la porte. »
Depuis le début de l’année, il est impossible de donner tort au natif de Toulon tant les « Minots » ont répondu à chaque opportunité. Néanmoins, avec cette perte, le RCT se retrouve surtout en rade de capitaine. Ribbans, qui partageait la tâche avec le Basque, est désormais seul dans ce rôle, avec une maîtrise de la langue de Molière encore instable. « Ce vestiaire est aligné, tranche « l’Indien ». Des leaders… ils le sont tous ! Ils ne se laissent rien passer. C’est certain qu’il y a des garçons qui prendront le relais. Je pense à Baptiste (Serin) en tête. Il y a aussi Teddy (Baubigny). Un des deux me semble bien. Mais, vous savez, les capitaines… Quand tu es solide et sûr de tes forces, et le RCT l’est de plus en plus, ton capitaine est là juste pour discuter avec l’arbitre et prendre les décisions de jeu. Les lieutenants sont aussi importants, et je pense qu’il y en a beaucoup. Au-delà des hommes, les mecs ont pris conscience de leur valeur en tant qu’équipe. »
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