Le contrôleur général Benoît Desmartin prend la succession de Marjorie Ghizoli, partie début décembre pour la Nouvelle-Calédonie, et dont il était jusque-là l’adjoint.
Le nouveau directeur interdépartemental de la police nationale de l’Hérault (DIPN 34), Benoît Desmartin, a pris ses fonctions depuis le 9 décembre. Il succède à Marjorie Ghizoli, partie occuper le poste de directrice territoriale de la police nationale en Nouvelle-Calédonie, et dont il était jusque-là l’adjoint. Un gage de continuité.
« Je connais très bien les fonctionnaires ainsi que nos partenaires, que ce soit les finances publiques, les douanes, avec lesquelles nous avons réussi à très bien nous entendre. J’entretiens aussi d’excellentes relations avec le préfet François-Xavier Lauch – nous sommes arrivés à Montpellier en même temps – ainsi qu’avec les deux procureurs », a indiqué Benoît Desmartin lors d’un point presse à l’hôtel de police de Montpellier, ce mardi 17 décembre.
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Bon connaisseur de Montpellier et de l’Hérault
Le nouveau DIPN peut aussi s’appuyer sur une bonne connaissance de Montpellier et du département. Il a été chef de la Sûreté départementale de 2010 à 2015 (prenant là aussi la suite de Marjorie Ghizoli). Il a aussi été commissaire central à Béziers, où il a passé six ans, avant de diriger la police nationale des Pyrénées-Orientales. « Je connais bien les quartiers et l’état de la délinquance », souligne-t-il. Le contrôleur général Benoît Desmartin (dont l’adjoint sera désigné prochainement et entrera en fonction en janvier) entend apporter « sa patte », à la tête des effectifs. « Je suis quelqu’un de très proche des policiers. Je souhaite entretenir avec eux une proximité. Ils ont besoin d’être soutenus, et sanctionnés quand des fautes sont commises. »
« La politique de la poignée de main »
Parmi les enjeux importants qui l’attendent en 2025 : « la lutte contre les trafics de stupéfiants, la délinquance sérielle, les violences intrafamiliales, l’immigration irrégulière. » Benoît Desmartin y ajoute « le renforcement du lien police-population. J’y suis hyper-attaché. Je tiens à ce qu’on soit au service de la population. » Un objectif qui passe selon lui par « la politique de la poignée de main », notamment avec les commerçants, ainsi que « les patrouilles pédestres et la présence dans les transports en commun. »
Sur ce dernier point, les effectifs dédiés au niveau départemental, et régulièrement renforcés par des CRS et des compagnies d’intervention, sont focalisés à « 70-80 % » sur Montpellier. Des effectifs présents aux abords de la gare Saint-Roch et des stations de tramway voisines. « Nous travaillons aussi sur la mise en place de renforts sur la gare Sud de France, avec l’extension de la ligne de tramway », précise le nouveau DIPN.
Parmi les « axes forts » de la stratégie montpelliéraine, Benoît Desmartin cite le centre-ville, notamment sur la problématique des vols répétés (vélos, trottinettes) et la sécurisation des créneaux de forte affluence, comme les jeudis et vendredis soir, entre 19 h et 23 h.
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