Chez les Barba, la poissonnerie demeure une affaire de famille, à Valras et à Béziers

Chez les Barba, on a grandi dans la vente de poissons. Lucien et Valérie Barba ont créé la poissonnerie brasserie qui porte leur nom. Aujourd’hui, c’est Bernard, le fils, qui est à la tête de cette société familiale.

Il est 13 h passées à la poissonnerie brasserie Barba, pleine à craquer. Pull marin sur le dos, Bernard Barba est au coin du comptoir. Il prend des notes sur un carnet : « Je suis désormais plus souvent à la poissonnerie de Valras qu’à Béziers, dit-il en s’asseyant à table. Alors, j’ai pris l’habitude de noter ce qu’il ne me faut pas oublier pour Valras. » Il est vrai que depuis son réveil, vers 3 h 30, l’ancien pilier de l’ASBH, 36 ans, n’a pas eu vraiment de répit. Posé sur la table, son téléphone qui n’en finit pas de vibrer, le confirme.

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La poissonnerie et la brasserie inaugurées en octobre 2004

Tout sourire, Lucien, son père, le rejoint. Quelques minutes plus tard, Valérie, sa maman, en fait de même : « Que voulez-vous manger ? », demande-t-elle. « Ce que tu veux maman », lui répond Bernard, avant qu’elle ne rejoigne la cuisine de la brasserie, où depuis la fin de l’année 2004, elle se plaît à sublimer les produits de la mer. La poissonnerie, comme la brasserie, ont été inaugurées il y a un peu plus de 20 ans. C’était le 13 octobre 2004. La poissonnerie a ouvert deux jours plus tard, la brasserie, la semaine suivante. L’établissement est, depuis, devenu une institution.

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La vente de poisson chez les Barba est une histoire qui dure depuis des lustres, dans la lignée de Jacky, la maman de Lucien, qui a officié pendant 50 ans dans les halles de Béziers : « Ma mère a arrêté en septembre 2003, raconte Lucien Barba. Entre-temps, en 1997, lorsque nous nous sommes séparés avec mon frère et que j’ai repris la vente au détail, nous avons ouvert la poissonnerie à Valras. Valérie vendait alors encore le poisson sur les marchés et dans les halles. »

« Avec mon cousin, à l’âge de 12 ans, nous déchargions les camions »

De son côté, le petit Bernard, alors âgé de 9 ans, ne perdait pas une miette du travail de ses parents qui avaient, comme leurs ancêtres, le travail pour sacerdoce : « Avec Sabine, ma sœur, nous avons grandi dans le poisson, sourit Bernard qui a toujours rêvé de prendre la relève de ses parents, au grand dam de ses professeurs. Je me souviens qu’une fois, j’ai été renvoyé plusieurs jours. Ma mère a dû aller voir la direction de l’établissement pour dire de ne surtout pas me renvoyer mais de me coller. Sinon, je serai allé travailler avec plaisir avec mes parents et cela n’aurait pas été une punition… Dès que je pouvais faire les marchés avec ma mère, j’y allais. Avec mon cousin, à l’âge de 12 ans, nous déchargions déjà les camions. »

Ne croyant plus aux halles de Béziers et voyant de plus en plus de Biterrois venir se servir à la poissonnerie de Valras, Lucien Barba et son épouse décident de s’installer à Béziers. Ce sera impasse de Touraine sur un vaste terrain : « Au début, il était question d’ouvrir la poissonnerie aux côtés d’autres commerces, se souvient Lucien Barba. Mais finalement, nous avons décidé de ne faire qu’une poissonnerie et Valérie a choisi de créer le restaurant. »

Une cuisine inspirée

Valérie Barba a appris à cuisiner dans les jupes de Suzon, sa grand-mère, et avec ses parents, Gisèle et Bernard Lengay, patrons du Mira Mar, à Valras. En cuisine, elle travaille le poisson frais et les crustacés selon les pêches du jour. Inspirée de cette cuisine méditerranéenne, si chère à ses descendants, elle propose des plats qui ont leur place sur les grandes tables.

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Vingt ans après s’être lancée, elle s’épanouit toujours autant derrière les fourneaux : « Je peux dire aujourd’hui, avec du recul, que je fais vraiment ce que je voulais faire », se réjouit Valérie Barba en souriant à son époux qui, s’il a pris du recul, depuis qu’il est à la retraite, est toujours présent. À la tête de la société depuis 2018, Bernard le confirme : « Il m’a beaucoup appris, sourit Bernard. Il connaît tout le monde, il est très respecté. »

« Nous avons été élevés dans le travail »

Bernard Barba s’est attaché à développer la société. Il achète son poisson sur toutes les côtes françaises et le vend même à l’étranger. Un travail intense que le jeune homme encaisse : « Nous avons été élevés dans le travail, explique le Valrassien. C’est une transmission familiale. Si on n’a pas l’amour de ce métier, il est impossible de tenir le coup. »

Le matin, à l’aube, les yeux rivés sur son ordinateur et des chiffres qui ne cessent de défiler, Bernard achète, en direct, le poisson à douze criées de la côte atlantique. L’après-midi, il se tourne vers celles de la Méditerranée. Dans tous les cas, au plus tard, le poisson est sur ses étals moins de 24 heures après être sorti de l’eau.

Un fier sourire pointant au coin de ses lèvres, Lucien écoute son fils parler. Bernard s’éloigne. Il glisse à voix basse : « L’élève a dépassé le maître. Une de ses forces, c’est que quand on lui dit les choses, il les écoute. Il pose des questions, fait sa propre analyse et ensuite, ça lui appartient. »

Le poisson, chez les Barba, une histoire de famille, on vous dit !

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