Une minute de silence sera observée ce dimanche à 14h devant la sous-préfecture de Béziers puis devant l’appartement de Mohammed, rue Guilhemon, proche des Allées Paul Riquet. Cet homme de 61 ans a été tué d’un coup de couteau dans la bouche ce samedi 30 novembre par sa voisine de palier.
Ce Marocain, sans enfant qui vivait en France depuis 25 ans, revenait tout juste de chez lui à Taourirt (Nord-Est du Maroc). Selon sa famille, il était allé dire au revoir à ses proches, comme s’il pressentait, qu’il allait lui arriver quelque chose de grave. « Il a dit à son frère qui vit à Béziers, s’il m’arrive quelque chose de grave, c’est elle, ma voisine. Ne cherche pas » confit Driss Bouhaja, le président de l’Association d’amitié franco-marocaine de Béziers à l’origine de ce rassemblement ce dimanche.
« Nous ne sommes pas là pour juger cette femme. La justice s’en chargera, je lui fais confiance. Nous sommes touchés par ce drame, par ce que la suspecte a fait endurer à sa fille de 6 ans qui était présente le jour de son passage à l’acte. Je suis persuadé, que même sa mère doit s’en vouloir de ce qu’elle a fait. Nous sommes là aussi pour dire, avant de s’énerver, avant d’aller vers la violence, il faut réfléchir ».
« À 61 ans, on cherche la tranquillité. Mohamed était proche de la retraite. Il comptait rentrer chez lui »
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Incapable de faire du mal à une mouche
Mohammed était quelqu’un de discret et de calme disent ses voisins. « Il était incapable de faire du mal à une mouche » confie Driss Bouhaja, président de l’Association d’amitié franco-marocaine. « Depuis 25 ans, il était bien inséré à Béziers. D’ailleurs, ceux qui vont sur les allées Riquet, l’ont probablement déjà vu ou côtoyé. Ce drame est horrible et il est assez mal vécu par la communauté marocaine. Nous sommes tous très touchés par ce qui lui est arrivé, de la manière dont cela s’est passé. C’était un brave homme, quelqu’un de gentil ».
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Il avait l’intention de déménager
Mohammed avait dit à sa famille qu’il avait l’intention de déménager. « Il n’était pas bien dans son appartement. C’est ce qu’il a raconté à son frère. Il était malheureux. Et en effet, il avait dit à sa famille que sa voisine l’avait déjà menacé avec un couteau » confie Driss Bouhaja, président de l’Association d’amitié franco-marocaine de Béziers
Un dépôt de fleurs sera réalisé au pied de son immeuble à seulement 200 m de la sous-préfecture de Béziers. Il y aura ensuite une doua (une invocation).
Ce drame aurait pu arriver à n’importe qui
« Il faut que l’on montre un exemple, que nous soyons nombreux. Cette marche n’est pas uniquement pour ce Marocain, mais pour nous tous. Car cela peut arriver à n’importe qui. Le message que je porte en tant que président d’association et que mes parents m’ont donné, il faut savoir aimer, aider et partager. »
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Emmanuelle Ménard et la premier adjointe à la mairie de Béziers, Elisabeth Pissaro assisteront à cette marche.
L’association amitié franco-marocaine a été créée en 1990 et compte aujourd’hui une cinquantaine d’adhérents.
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