Ce jeudi 7 novembre, la conférence de presse, qui présentera les repreneurs de l’ASBH, est attendue par tous les inconditionnels de l’ASBH, supporters, partenaires, joueurs, salariés du club… Tous voulant connaître les projets et les ambitions des acheteurs.
Supporters, partenaires, joueurs, salariés de l’ASBH vont enfin savoir. Ce jeudi 7 novembre, lors d’une conférence de presse organisée au stade Raoul-Barrière, ils vont découvrir le vrai visage des repreneurs du club. Surtout, après de longues semaines d’attente et de navigation dans le brouillard absolu, ils en sauront un peu plus sur le pourquoi et le comment de ce rachat. Ils découvriront aussi quels sont les projets et les motivations des acquéreurs. Tous sont en tout cas dans une grande attente et se posent un tas de questions. Y compris les joueurs et le staff, même s’ils répètent à l’envi ne se concentrer que sur le sportif…
Contenus de la page
« Je suis vraiment content »
Jacques fait partie des inconditionnels de l’ASBH. Fidèle supporter depuis des années, il a suivi le rachat du club avec la plus grande attention. Il attend beaucoup de la conférence de ce jeudi : « Sans dénigrer tout ce qui a été fait auparavant, je suis vraiment très content qu’enfin, quelque chose de concret, comme ce rachat, arrive au club, savoure-t-il. Je pense que nous étions arrivés au bout du système de la Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). »
Jacques voit même au-delà. Pour lui, le temps de passer la vitesse supérieure est arrivé : « Cette reprise peut effectivement nous faire franchir un palier supplémentaire au niveau du professionnalisme, assure-t-il avec enthousiasme. Je pense vraiment que nous avons les moyens de tenter notre chance en Top 14. C’est vraiment une opportunité à saisir à fond. »
Pas inquiet mais beaucoup d’interrogations
Le fan de l’ASBH n’est nullement inquiet. Les noms des personnalités qui ont circulé (l’homme d’affaires Eddie Jordan, Andrew Mehrtens, l’ancien ouvreur des All Black, l’ex-troisième ligne international sud-africain, Robert Skinstad ou encore l’ancien demi de mêlée anglais Johnny Howard, NDLR) le rassurent : « Ce sont des gens qui connaissent le rugby et ont un bon carnet d’adresses, estime Jacques. Je ne crains pas le futur organigramme du club. Je pense qu’ils peuvent vraiment faire avancer le club. S’ils nous annoncent un projet sur 3 à 5 ans, ce sera un bon départ. Car il est important de construire petit à petit. »
« Qu’ils conservent ce qui existe et qu’ils l’améliorent »
Au sein de l’association de supporters des Brennus, beaucoup espèrent aussi voir l’avenir de Béziers s’ensoleiller grâce à ce rachat. Mais la prudence demeure chez Thierry Rouanet, le président : « Nous attendons des repreneurs qu’ils rassurent tout le monde, dit-il. Tout le monde attend beaucoup. Nous ne sommes pas vraiment inquiets mais interrogatifs. En sachant que si l’on s’en tient à ce que nous avons entendu, ces repreneurs ne seraient pas la poule aux œufs d’or. Nous nous posons aussi des questions quant au futur organigramme du club. Nous voudrions également savoir pourquoi ils ont choisi de reprendre Béziers. Nous attendons beaucoup de réponses. Nous voulons être rassurés et savoir si les acheteurs ont les moyens de leurs ambitions. »
Les partenaires aussi dans l’attente
Chez les partenaires du club, on se pose aussi pas mal de questions. À mettre la main à la poche, ils sont beaucoup à vouloir savoir dans quel but continuer à le faire. Surtout, ils espèrent qu’il ne sera pas fait table rase du passé : « J’attends des repreneurs qu’ils conservent ce qui existe, ce qui fonctionne bien et qu’ils l’améliorent, relève Cyrille Romero des caves Notre Dame à Béziers. Je le répète souvent, mais j’espère aussi qu’ils se préoccuperont de la partie amateur du club en la professionnalisant. Il faut vraiment que l’association soit au service du secteur professionnel. Je souhaite que les gens qui sont en place et qui font un travail formidable avec peu de moyens puissent rester. »
« Un projet sportif et de la transparence »
Thomas Charles de la société SoCoo’c est un des fidèles partenaires de l’ASBH. Il attend beaucoup des acheteurs. Il le rabâche : « J’espère un projet sportif et de la transparence car nous avons avancé dans le flou pendant un moment, assure le chef d’entreprise. Il faut nous rassurer en tant que partenaires, car racheter le club sans un réel projet derrière ne servirait à rien. Nous voulons savoir quels seront les objectifs sportifs et financiers afin de continuer à soutenir le club. »
Les réponses ce jeudi 7 novembre.
.
