Le préfet François-Xavier Lauch a présenté ce nouveau dispositif, ce lundi 28 octobre, au commissariat de Montpellier. Mais il s’applique à tout le département. Explication.
Après dix ans de service, fini la pré-plainte, place désormais à la plainte en ligne. Depuis le 15 octobre dernier, le dispositif, semble-t-il éprouvé après un an de tests effectués en Gironde, est désormais élargi à toute la France.
« C’est une innovation majeure pour nos concitoyens », s’est exclamé le préfet François-Xavier Lauch qui a fait le court déplacement au commissariat central de Montpellier, ce lundi 28 octobre, pour voir le logiciel et l’organisation mise en place.
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Une démarche simplifiée pour l’usager
Quatre étapes seulement permettent de déposer plainte en ligne. En premier lieu, il suffit de se rendre sur le site “Ma sécurité”. Puis de s’identifier de préférence via France Connect.
Après avoir rempli le formulaire, vous n’aurez plus qu’à valider votre déclaration. Le dispositif est accessible aux personnes à partir de 18 ans et aux parents d’enfants victimes. Pour les personnes de nationalité étrangère, le dépôt de plainte peut aussi se faire en ligne en enregistrant sa pièce d’identité.
Attention toutefois, ce nouveau dispositif de plainte en ligne ne concerne en revanche que les atteintes aux biens : vol, cambriolage, dégradation, escroquerie (hors Internet) qui représentent tout de même deux tiers des infractions commises en France.
Alors que la pré-plainte obligeait le requérant à passer au commissariat pour signer le procès-verbal, avec le nouveau système de plainte en ligne (lire ci-contre), tout est dématérialisé. D’ailleurs, l’opération terminée, vous recevrez directement, dans l’interface informatique, le numéro et la copie de la plainte, très importants pour les démarches administratives (banques, assurances…).
Mais la plainte en ligne, c’est aussi et surtout un gain de temps. « La démarche en ligne ne dure que 20 minutes. Cela évite aux concitoyens de passer des heures dans des salles d’attente bondées des commissariats et des brigades de gendarmerie. C’est aussi un allégement de charge pour les forces de l’ordre », souligne le préfet.
« Et puis, parce qu’ils savaient qu’ils allaient perdre trop de temps à faire les démarches ou que les horaires d’ouverture ne leur convenaient pas, certaines victimes ne déposaient pas plainte. Alors certes, on va avoir 20 à 30 % de plaintes supplémentaires. »
« Mais moi, je travaille pour l’intérêt général et le service public, je ne peux pas accepter que des faits de délinquances dans mon département ne donnent pas lieu à des dépôts de plainte. Il faut qu’il y ait une réorganisation des effectifs, c’est tout. »
Des chiffres déjà prometteurs
Les chiffres semblent abonder dans ce sens puisqu’en l’espace de quinze jours à peine, les plaintes en ligne représentent déjà 50 % (un peu moins en zone gendarmerie) du total de prise de plaintes.
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