Au sortir d’une victoire fracassante à Lyon (38-49), après une semaine marquée par l’actualité extra-sportive liée à la possible arrivée de Laurent Travers, et avant de recevoir le Stade toulousain dimanche soir en “prime”, l’Aviron bayonnais a décidé de se murer dans le silence et de réduire sa communication.
Il n’est pas encore dix heures, ce mercredi, à Jean Dauger. Les deux intendants du club, mettent en place les boucliers sur une pelouse encore vide. Philippe Tayeb fait les cent pas sur la touche, accueille les joueurs qui débarquent sur le pré, glisse un mot à l’oreille de Sireli Maqala et s’en va saluer les quelques supporters présents dans les tribunes. Dans quatre jours, celles-ci seront pleines à craquer pour accueillir le champion de France en titre.
La réception du Stade toulousain est un événement attendu, un moment de l’année où les billets se vendent comme des petits pains, quand bien même Antoine Dupont et les autres internationaux tricolores n’ont plus foulé la pelouse de Jean Dauger depuis décembre 2020. Bayonne profite, généralement, d’une exposition plus importante avant la venue de Toulouse, et en interne, on sait que les sollicitations grimpent en flèche. Pourtant, cette semaine, le club ciel et blanc a décidé de se murer dans le silence, et de réduire au maximum sa communication. En dehors du point presse imposé par la Ligue, personne ne s’exprimera avant Toulouse, les joueurs étant “focus” sur le prochain match, nous a-t-on fait savoir.
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Communication minimale
Sur les bords de Nive, après un début de saison mitigé, les résultats sont pourtant au beau fixe depuis un mois. L’Aviron a pris un bonus défensif à Bordeaux, avant de corriger La Rochelle, le Racing et Lyon, si bien qu’à l’aube de la trêve internationale, les ciel et blanc sont troisièmes. Vous conviendrez qu’on a connu plus anxiogène comme période. Mais la révélation d’une possible arrivée de Laurent Travers en tant que directeur sportif a fait des vagues et a placé le club présidé par Philippe Tayeb sous le feu des projecteurs. Depuis, à grands coups de communiqués ou démentis dans les Hauts-de-Seine et au Pays basque, on tente de faire revenir le calme d’un point de vue extra-sportif. Jusqu’à quand ?
Sur le terrain, les joueurs font fi de ce qu’il se passe en coulisses, ou du moins, ils essayent. “Au club, tout le monde ne parle que de ça”, nous soufflait-on pourtant il y a sept jours, mais la victoire fracassante à Lyon et la réception imminente de Toulouse ont, semble-t-il, relégué le “dossier Travers” au second plan des discussions, chez les supporters. On a pu le constater, ce matin, où les “Pieds Mouillés” se sont surtout demandé qui de Joshua Brennan ou de Paul Costes avait le plus de chance d’être relâché par Fabien Galthié.
Vers un retour des tauliers
Pendant que les fidèles supporters de l’Aviron refaisaient le monde, en contrebas, Nick Abendanon et Ged Fraser ont travaillé, d’un côté, avec les trois-quarts, sur demi-terrain. L’ancien joueur de l’ASM n’a pas ménagé sa voix : “3, 2, 1 : jeu”. Dans l’en-but, les avants ont enchaîné les mêlées ou mauls portés. Pour la séance du jour, le staff de l’Aviron bayonnais avait, d’ailleurs, fait appel à Adrien Marbot. Avant de rendre en Auvergne, où il arbitrera, samedi, la rencontre opposant l’ASM à l’UBB, le Tyrossais a donc distillé ses précieux conseils et dirigé la séance collective de fin de matinée.
Sans grande surprise, Grégory Patat semble parti pour défier Toulouse avec bon nombre de ses cadres, laissés au repos à Lyon : Facundo Bosch, Baptiste Chouzenoux, Giovanni Habel Kuffner ou Sireli Maqala. Arthur Iturria, remplaçant à Lyon, a passé la quasi-totalité de la séance avec les titulaires probables, aux côtés d’Alex Moon dans la cage. L’anglais démarrera-t-il un deuxième match à Jean Dauger ? Il a parfois échangé sa chasuble avec Lucas Paulos, alors qu’Uzair Cassiem, Swan Cormenier et Luke Tagi étaient les autres membres du pack avec les potentiels titulaires. L’équipe des “jaunes” était, quant à elle, composée de plusieurs espoirs ou garçon ayant moins de temps de jeu.
Si la séance de vendredi permettra d’y voir plus clair, l’entraînement matinal a permis d’observer, dans le fond du terrain, le même triangle d’arrières que face à Lyon. Il faut dire qu’à Gerland, Orabé, Spring et Mousques ont été très bons. Ce mercredi, Sireli Maqala et Manu Tuilagi ont évolué côte à côte, alors que Maxime Machenaud et Camille Lopez ont formé la charnière. Reste à savoir si Patat privilégiera cette option, à la jeunesse de Germain et Segonds, dimanche soir. Il arrive, parfois, que le technicien gersois laisse planer le doute sur certains choix, en milieu de semaine.
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